Économie
Le Japon relance le plus grand complexe nucléaire mondial après treize ans d’arrêt
Le réacteur n°6 de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa doit entrer en activité ce mercredi, marquant une étape majeure dans la politique énergétique du pays, malgré une opposition locale persistante et le souvenir de l’accident de Fukushima.
L’opérateur Tokyo Electric Power (Tepco) a confirmé la reprise imminente des opérations sur un réacteur de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, située dans la préfecture de Niigata. Cette installation, la plus puissante au monde par sa capacité, n’avait plus produit d’électricité depuis la décision de suspendre l’ensemble du parc nucléaire japonais suite aux événements de mars 2011. Les procédures de démarrage du réacteur concerné sont en cours, avec une mise en service prévue dans la journée.
Cette décision intervient après l’approbation formelle du gouverneur de la région le mois dernier. Elle s’inscrit dans la stratégie nationale visant à réduire la dépendance aux importations d’énergies fossiles, à répondre à une demande électrique croissante et à atteindre les objectifs de neutralité carbone fixés pour 2050. Le gouvernement japonais réaffirme ainsi son soutien à l’énergie atomique civile. À ce jour, quatorze réacteurs sur l’archipel ont déjà retrouvé du service après le renforcement des normes de sécurité.
L’annonce ne fait pourtant pas l’unanimité au sein de la population locale. Une enquête menée en septembre dernier révélait qu’une majorité d’habitants de la préfecture s’opposait à cette relance. Mardi, un rassemblement d’une cinquantaine de personnes, principalement des résidents âgés, s’est tenu aux abords du site pour exprimer leurs craintes. Ils pointent du doigt la proximité de la centrale avec une zone sismique active, l’insuffisance présumée des plans d’évacuation et la perte de confiance envers l’opérateur, Tepco, qui gère également la centrale accidentée de Fukushima Daiichi.
Pour répondre à ces préoccupations, d’importants travaux de mise en sécurité ont été réalisés à Kashiwazaki-Kariwa, incluant la construction d’une digue anti-tsunami et l’installation de systèmes de secours redondants. Le président de Tepco a récemment appelé à la plus grande humilité, reconnaissant les risques permanents d’erreur ou de défaillance technique. Cet appel fait écho à une série d’incidents récents dans le secteur, dont la falsification de données par un autre électricien concernant les risques sismiques.
Le retour progressif de l’atome dans le mix électrique japonais constitue un pivot stratégique. Avant 2011, le nucléaire fournissait environ un tiers de l’électricité du pays. Les autorités envisagent désormais qu’il en représente environ 20% d’ici à 2040, tandis que les énergies renouvelables sont appelées à devenir la source principale. Cette réorientation vise à diminuer une dépendance aux combustibles fossiles qui couvrait encore près de 70% des besoins l’an dernier, faisant du Japon l’un des principaux émetteurs mondiaux de CO2.
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