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Économie

Le groupe Castel sous la menace d’un redressement fiscal majeur

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Des révélations publiques sur un contentieux potentiel avec le fisc français, évalué à près d’un milliard d’euros, ont provoqué un vif désaccord au sein de la direction du géant des boissons, exposant au grand jour des tensions internes profondes.

Le groupe familial Castel, l’un des principaux acteurs mondiaux du vin et de la bière, fait actuellement l’objet d’une procédure de régularisation fiscale en France. L’affaire, dont l’enjeu financier pourrait être considérable, a été portée sur la place publique par des déclarations d’un membre de la famille fondatrice, immédiatement contestées par la holding dirigeante.

Dans un entretien accordé à un quotidien régional, Alain Castel, neveu du fondateur Pierre Castel, a confirmé que l’administration fiscale française menait une enquête de longue date sur le groupe. Il a évoqué la perspective d’un redressement dont le montant, selon ses termes, pourrait atteindre un milliard d’euros. Ces propos ont été rapidement qualifiés de conjecturaux et inexacts par DF Holding, la société-mère du groupe, qui a regretté la divulgation publique d’informences qu’elle estime confidentielles.

Le différend fiscal porterait principalement sur la localisation du siège de décision effectif du groupe durant une période passée. La holding, de droit luxembourgeois, reconnaît que ses équipes dirigeantes sont restées basées en France après son implantation au Grand-Duché, une situation nécessitant une régularisation auprès des autorités françaises. La société affirme avoir engagé cette démarche de son propre chef.

Ces révélations interviennent dans un contexte de crise de gouvernance aiguë au sein de l’empire Castel. La famille fondatrice a récemment tenté, sans succès, de révoquer le directeur général de DF Holding, Grégory Clerc, lors d’une assemblée générale. Alain Castel a publiquement dénoncé une « captation du pouvoir », accusant la direction actuelle d’instaurer un climat de crainte. De son côté, la branche viticole du groupe soutient que la procédure de régularisation fiscale avait été initiée par l’ancienne gouvernance bien avant l’arrivée de l’actuel directeur général.

Parallèlement à ce dossier, une enquête distincte menée par les services antifraude français entre 2022 et 2025 a été transmise au Parquet national financier. Le groupe indique attendre les conclusions de cette procédure judiciaire. Cette actualité fiscale et les dissensions qu’elle révèle placent le groupe Castel, connu pour ses marques Baron de Lestac, Nicolas ou ses bières en Afrique, dans une période délicate, où les défis juridiques se superposent à une lutte interne pour le contrôle.

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