Politique
Le gouvernement résiste à deux motions de censure sur sa politique énergétique
L’exécutif a surmonté, sans surprise, les offensives parlementaires du Rassemblement national et de La France insoumise. Ces textes visaient à contester l’adoption par décret de la nouvelle programmation énergétique.
Les motions de censure déposées par le Rassemblement national et par le groupe La France insoumise ont été rejetées par l’Assemblée nationale. Ces initiatives, motivées par l’adoption par voie réglementaire de la programmation pluriannuelle de l’énergie, n’ont pas rassemblé la majorité absolue requise pour renverser le gouvernement. Le Premier ministre avait conditionné l’annonce d’un remaniement ministériel à l’issue de ce vote, une étape désormais franchie.
La motion portée par La France insoumise a recueilli cent huit suffrages, un score très éloigné des deux cent quatre-vingt-neuf voix nécessaires. Elle a bénéficié du soutien d’une large partie des écologistes, de plusieurs élus du groupe communiste et de deux socialistes. La proposition du Rassemblement national, déposée séparément et non soutenue par la majorité présidentielle, a quant à elle obtenu cent quarante voix, incluant celles de ses alliés et d’une députée de la droite républicaine. Le RN a choisi de ne pas voter la motion de la gauche radicale, un de ses porte-parole évoquant des positions jugées inacceptables après des événements récents à Lyon.
Les critiques des oppositions ont porté sur la méthode employée par l’exécutif, accusé de contourner le débat législatif en privilégiant le décret. Les représentants du RN et de LFI ont tous deux dénoncé cette procédure, y voyant une forme de passage en force. Sur le fond, leurs reproches divergent radicalement. Les premiers déplorent une priorité jugée insuffisante accordée au nucléaire et un développement excessif des énergies renouvelables intermittentes. Les seconds fustigent au contraire une relance massive de l’atome et un ralentissement des investissements dans le solaire et l’éolien.
En réponse, le chef du gouvernement a qualifié ces initiatives de démonstration d’un désordre politique stérile. Il a rappelé que le renversement de l’exécutif ne résoudrait en rien les défis énergétiques du pays, tout en accusant ses détracteurs de manipuler les chiffres ou de préférer des importations de gaz à la production d’électricité décarbonée nationale. Le Parti socialiste, qui avait annoncé son refus de voter la motion de LFI, a justifié sa position par la nécessité de ne pas renoncer à de nouvelles capacités nucléaires, essentielles selon lui à la sécurité d’approvisionnement.
La nouvelle programmation énergétique, dévoilée le 12 février après de longues consultations, privilégie le développement d’une électricité décarbonée, principalement d’origine nucléaire, pour réduire la dépendance aux importations d’énergies fossiles. Elle acte également un ralentissement du déploiement de l’éolien terrestre et du solaire par rapport aux objectifs précédents.
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