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Le gouvernement envisage une hausse significative des restes à charge en santé

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Les franchises médicales pourraient doubler, une mesure destinée à responsabiliser les patients tout en générant des économies pour l’Assurance maladie.

L’exécutif étudie actuellement une réforme des franchises médicales, qui verrait leur montant unitaire passer de un à deux euros par boîte de médicaments et de deux à quatre euros par consultation chez un médecin généraliste. Cette proposition s’inscrit dans le cadre du plan d’économies de 44 milliards d’euros présenté récemment, visant à rééquilibrer les comptes de la protection sociale.

Le ministre de la Santé a précisé que cette mesure ne concernerait ni les mineurs, ni les femmes enceintes, ni les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire, dispositif réservé aux foyers les plus modestes. Il a insisté sur la nécessité de rappeler que le système de santé, bien que précieux, engendre des coûts qui doivent être assumés collectivement.

Cette orientation suscite déjà des réactions vives parmi les associations de patients. Plusieurs organisations dénoncent une forme de pénalisation des malades, arguant que ces franchises constituent une charge supplémentaire pour ceux qui ont déjà recours aux soins de manière régulière. La Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés a qualifié cette mesure d’ »impôt sur la maladie », tandis que France Assos Santé s’inquiète d’un report croissant des dépenses sur les usagers.

Le texte devra être examiné et voté par le Parlement avant toute application, prévue au plus tôt pour 2026. Les débats promettent d’être animés, tant la question des restes à charge en santé reste sensible dans un contexte de tensions budgétaires et d’exigence de justice sociale.

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