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La vétusté des systèmes paralyse l’aéroport d’Athènes

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_**Une défaillance technique majeure a entraîné la fermeture temporaire de l’espace aérien grec, révélant l’état préoccupant des infrastructures de communication.**_

Un dysfonctionnement des émetteurs a provoqué, dimanche, des interférences continues sur les fréquences de l’aéroport international Eleftherios Venizelos. Cet incident a rendu impossible toute communication entre les tours de contrôle et les appareils en vol, contraignant les autorités à suspendre le trafic pendant plusieurs heures. Des centaines de liaisons aériennes ont été annulées ou déroutées, plongeant le principal aéroport du pays dans le chaos en pleine période de forte affluence.

Les contrôleurs aériens, bien que capables de suivre les avions sur leurs écrans radars, se sont trouvés dans l’incapacité d’établir le moindre contact vocal avec les cockpits. Les responsables gouvernementaux se sont empressés d’écarter tout risque immédiat pour la sécurité et toute hypothèse de cyberattaque, promettant les résultats d’une enquête technique dans les prochains jours. Cette panne survient quelques mois après un premier incident survenu au cœur de l’été, mettant en lumière une fragilité récurrente.

Les déclarations officielles ont rapidement confirmé le cœur du problème. Le ministre adjoint aux Transports a reconnu que les équipements, dont un système radar datant de 1999, auraient dû être renouvelés depuis de nombreuses années. Les syndicats de contrôleurs et d’ingénieurs dénoncent depuis longtemps des installations analogiques obsolètes et un manque criant de maintenance, dans un contexte de pression croissante pour accroître la capacité du trafic.

Un vaste plan de modernisation, évalué à plus de trois cents millions d’euros, est en cours et devrait s’achever d’ici la fin de la décennie. Il prévoit le remplacement des émetteurs par des systèmes numériques. En attendant, la grogne professionnelle monte. Les contrôleurs aériens ont annoncé qu’ils refuseraient les heures supplémentaires cet été, une décision qui laisse présager d’importantes perturbations. Cette situation réveille un sentiment d’inquiétude dans l’opinion publique, sensible aux retards dans la modernisation des infrastructures critiques depuis la catastrophe ferroviaire de 2023.

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