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La tension monte à l’est d’Alep entre l’armée syrienne et les forces kurdes

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_**De nouveaux affrontements ont éclaté dans la nuit, marquant une escalade dans les efforts de Damas pour reprendre le contrôle de cette zone stratégique.**_

Des échanges de tirs ont été rapportés dans la région de Deir Hafer, à l’est de la métropole du nord de la Syrie. Selon des déclarations officielles, les Forces démocratiques syriennes, à dominante kurde, auraient ciblé des positions militaires et des habitations civiles aux abords du village de Humeima. L’armée régulière affirme avoir répliqué à ces attaques. De leur côté, les FDS indiquent avoir contré une tentative d’infiltration près de Zubayda et dénoncent des frappes par drones ayant causé plusieurs blessés.

Cette recrudescence des hostilités intervient après que Damas a sommé, mardi, les unités kurdes de quitter les secteurs qu’elles contrôlent à l’est d’Alep pour se retirer au-delà de l’Euphrate. L’état-major syrien a publié une carte désignant la zone comme une « zone militaire fermée », tout en y déployant des batteries d’artillerie et de défense anti-aérienne. Les forces kurdes accusent le gouvernement de préparer une offensive d’envergure et d’avoir rompu un accord de mars 2025 prévoyant une intégration négociée de leurs institutions.

Le pouvoir central a récemment consolidé son emprise sur la ville d’Alep elle-même, après avoir repris les derniers quartiers aux mains des combattants kurdes dimanche dernier. Ces derniers avaient établi leur autorité sur de vastes territoires dans le nord et le nord-est du pays durant le conflit, notamment après la défaite du groupe État islamique. Les récents combats dans la métropole, les plus violents opposant les deux parties depuis des années, auraient fait une centaine de victimes selon des sources locales.

Parallèlement, des milliers de personnes ont manifesté leur colère mardi à Qamichli, dans le nord-est syrien. Les protestataires ont scandé des slogans hostiles au président Ahmad al-Chareh, dont ils ont brûlé l’effigie, l’accusant de trahir ses engagements envers les minorités. Un caféier de 29 ans présent sur place a dénoncé une politique ayant, selon lui, conduit à des effusions de sang répétées contre différentes communautés, en référence à des épisodes violents survenus récemment contre les Alaouites et les Druzes.

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