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La tempête qui ébranle le temple de la bande dessinée

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Le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, rendez-vous emblématique du neuvième art, traverse une crise profonde. Son existence même est aujourd’hui remise en cause par une partie de la communauté artistique.

Une vingtaine de lauréats du Grand Prix, parmi lesquels des figures majeures comme Jacques Tardi, Florence Cestac ou Riad Sattouf, ont publiquement exigé le départ de l’organisateur historique, la société 9eArt+. Dans une tribune publiée récemment, ils dénoncent une gestion opaque, une succession d’erreurs et un manque d’ambition artistique. Selon eux, l’événement a perdu son âme et se réduit désormais à une simple foire aux dédicaces, au détriment de sa dimension culturelle.

Les tensions se sont accentuées avec le licenciement d’une ancienne salariée de 9eArt+, qui avait porté plainte pour des faits de viol survenus lors d’une soirée officielle du festival. Cette affaire a jeté une lumière crue sur les pratiques internes et contribué à alimenter les appels au boycott. Plusieurs auteurs annoncent ainsi leur retrait de la prochaine édition.

Le ministère de la Culture s’est dit préoccupé par l’imprécision entourant les projets futurs du festival, malgré le soutien financier public. Une ultime concertation est en cours entre la Cité internationale de la bande dessinée et 9eArt+, avec une échéance fixée à la mi-novembre pour présenter une feuille de route commune. Faute d’un changement de cap rapide, les signataires de la tribune estiment que l’édition 2026 pourrait être la dernière. L’avenir de ce pilier de la culture populaire se joue désormais dans les coulisses.

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