Politique
Villepin esquisse un retour et revendique l’héritage gaulliste
_**L’ancien chef du gouvernement a présenté, lors d’une conférence à la Sorbonne, les grandes lignes d’un projet politique fondé sur un « redressement républicain », se positionnant en héritier des traditions gaulliste et chiraquienne.**_
L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a exposé publiquement sa vision pour l’avenir du pays. Lors d’une allocution prononcée ce week-end dans le prestigieux amphithéâtre de la Sorbonne, l’homme d’État a tracé les contours d’une ambition politique qui se veut une alternative aux forces actuellement en présence. Sans avoir formellement déclaré sa candidature à la prochaine élection présidentielle, il a clairement placé son intervention dans la perspective de ce scrutin.
Se réclamant explicitement de la filiation du général de Gaulle et de Jacques Chirac, l’orateur a dressé un bilan sévère des mandats présidentiels successifs depuis 2007. Il a estimé que la France avait été, durant cette période, privée de gouvernance et de réformes substantielles, évoquant une hyperprésidentialisation du pouvoir et une banalisation de la parole présidentielle. Il a affirmé sans ambages que le « macronisme » appartenait désormais au passé.
Sur le plan des idées, Dominique de Villepin a appelé à un « redressement républicain », qu’il identifie au gaullisme, présenté comme un repère stable dans un environnement international instable. Il a pris ses distances à la fois avec le concept de « nouvelle France » porté par la gauche radicale et avec toute notion de « France de souche », rejetant ce qu’il a qualifié de « populisme identitaire ». Il a également mis en garde contre les « croisades contre le wokisme ».
L’ancien ministre des Affaires étrangères, connu pour son opposition à la guerre en Irak en 2003, a réaffirmé son attachement au droit international, critiquant au passage les déclarations récentes d’un « jeun ancien Premier ministre » l’ayant jugé inutile. Il a par ailleurs dénoncé une dérive de son ancienne famille politique vers l’extrême droite, pointant du doigt des remises en cause de l’État de droit.
Concernant les propositions, le fondateur de La France humaniste est resté sur des principes généraux. Il a plaidé pour une réforme du système des retraites basée sur la durée de cotisation et non sur un âge légal, et a regretté que la thématique familiale soit devenue, selon lui, « l’impensé de la gauche » et « le fantasme de la droite ». Il a aussi reconnu certaines erreurs passées, évoquant notamment le Contrat première embauche (CPE), la gestion des autoroutes et la politique envers les banlieues.
Son entourage a indiqué que la période de précampagne était désormais ouverte. La formalisation d’une candidature pourrait intervenir à tout moment, entre le mois d’avril et la fin de l’année. L’intéressé avait précédemment laissé entendre qu’il attendrait que l’opinion publique entre pleinement dans le cycle électoral présidentiel, une condition désormais remplie depuis la tenue des élections municipales.
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