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La Seine, nouveau spot de baignade parisien : un défi écologique après les JO

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Un an après les épreuves olympiques, la capitale ouvre trois zones de baignade dans son fleuve emblématique, marquant l’aboutissement d’un colossal chantier de dépollution.

L’été 2025 marquera un tournant pour les Parisiens et visiteurs : la Seine deviendra officiellement un lieu de baignade accessible au public. Trois sites spécialement aménagés permettront de plonger dans ses eaux, un an après la démonstration spectaculaire de la maire Anne Hidalgo et des athlètes olympiques. Ce projet ambitieux couronne des décennies d’efforts pour assainir le fleuve, avec des investissements dépassant les 10 milliards d’euros.

Le pari semblait insensé il y a encore quelques années. Pourtant, les Jeux Olympiques ont servi de catalyseur pour accélérer les travaux, notamment la modernisation des stations d’épuration et la construction de bassins de rétention comme celui d’Austerlitz. Ces infrastructures limitent désormais les rejets d’eaux usées, même si le système historique hérité d’Haussmann reste vulnérable aux intempéries. Durant les JO, seuls cinq jours sur onze avaient pu être validés pour les épreuves aquatiques en raison des pluies diluviennes.

Les autorités se veulent rassurantes : des analyses quotidiennes surveilleront la concentration de bactéries, avec des seuils adaptés aux baigneurs occasionnels. Un système de drapeaux signalera en temps réel la qualité de l’eau, et les sites pourront être fermés temporairement après de fortes précipitations. Cependant, certains experts pointent des lacunes, comme l’absence de contrôle des polluants chimiques ou des virus, potentiellement responsables d’infections.

Malgré ces réserves, les progrès sont indéniables. La biodiversité du fleuve témoigne de cette renaissance, avec 36 espèces de poissons recensées contre quatre dans les années 1970. Paris envisage même d’octroyer une personnalité juridique à la Seine, suivant l’exemple de fleuves comme le Whanganui en Nouvelle-Zélande. Une manière de sanctuariser cette reconquête écologique, alors que les étés caniculaires rendront ces zones de baignade plus attractives que jamais.

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