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La mobilisation historique des agriculteurs de l’A64 prend fin après plus d’un mois

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Après trente-trois jours d’occupation pacifique, les exploitants agricoles ont entamé mardi le démantèlement de leur barrage emblématique sur l’autoroute reliant Toulouse à Bayonne. Cette décision intervient à la suite d’un dialogue avec les autorités préfectorales.

Les responsables du mouvement dit des « Ultras de l’A64 » ont confirmé la levée progressive du dispositif installé depuis le 12 décembre près de Carbonne, en Haute-Garonne. Le démontage du campement, constitué d’un important dispositif de tracteurs et de ballots de paille, devrait s’achever dans la journée de mercredi. Les organisateurs ont insisté sur leur volonté de quitter les lieux dans un cadre ordonné et digne.

Cette action, l’une des plus longues de la récente vague de protestations, s’était établie dans un calme relatif, les agriculteurs assurant une permanence continue, y compris pendant les fêtes de fin d’année. Le site revêtait une forte portée symbolique, la localité de Carbonne ayant été le point de départ des premières manifestations d’envergure nationale au début de l’année 2024.

Un dispositif important des forces de l’ordre avait été déployé en amont de l’évacuation, tôt mardi matin, pour sécuriser les abords de l’autoroute. Quelques tensions sont brièvement survenues lorsque des manifestants ont tenté de regagner leur campement pour procéder au rangement, avant d’être apaisées. Les porte-parole du mouvement ont réaffirmé leur refus de toute confrontation directe avec les gendarmes.

Le préfet de la Haute-Garonne, présent sur les lieux, a reconnu que l’occupation, par sa durée, avait atteint un seuil difficilement tenable. Il a toutefois salué le bon état général des infrastructures à la suite de cette occupation prolongée.

Si la page de ce barrage spécifique se tourne, les représentants agricoles ont clairement indiqué que la mobilisation ne s’arrêtait pas là. Ils estiment que les causes profondes de leur mécontentement demeurent. Parmi les griefs principaux figurent les conséquences des mesures sanitaires concernant certaines épizooties, la pression sur les coûts de production, notamment des intrants, et les inquiétudes liées aux orientations des politiques commerciales internationales. La détermination exprimée est celle d’un combat de longue haleine, dont les prochains chapitres pourraient se jouer ailleurs, alors que d’autres actions se poursuivent ailleurs sur le territoire.

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