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La justice parisienne mobilisée contre l’emprise mafieuse
La procureure de Paris, Laure Beccuau, expose sa stratégie pour contrer l’infiltration des réseaux criminels dans le tissu social et économique, une priorité affichée pour l’année à venir.
Si la France ne connaît pas encore de structures mafieuses endogènes comparables à leurs homologues italiennes, des signaux préoccupants sont identifiés. La magistrature observe l’émergence d’une forme de pensée mafieuse, caractérisée par des tentatives d’établissement d’une contre-société. L’assassinat de Mehdi Kessaci, perpétré en raison de son lien familial avec une personne s’opposant à cette emprise, en est une illustration. Le risque réside dans l’ancrage définitif de ces systèmes parallèles, qui se substitueraient alors aux institutions légitimes pour fournir emplois, protection ou logement.
Cette implantation procède par étapes. Les enquêteurs relèvent que des individus liés au trafic de stupéfiants proposent des services aux habitants, comme des courses pour les personnes âgées ou une aide pour obtenir un emploi. Ces pratiques, observées notamment en Seine-Saint-Denis, brouillent les repères et installent progressivement une économie de la dette et de la soumission. Les services rendus peuvent ensuite se transformer en demandes de soutien électoral ou en pressions diverses. Parallèlement, le blanchiment d’argent via des petits commerces contribue à corrompre l’économie légale.
Face à ce phénomène, la réponse judiciaire s’organise sur deux niveaux. Le Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), opérationnel depuis début janvier, se concentre désormais sur les dossiers d’une très grande complexité et les cibles d’envergure nationale. Le parquet de Paris, au sein de sa juridiction interrégionale spécialisée, conserve un rôle central dans la lutte territoriale. Cette action de proximité est jugée essentielle pour recueillir du renseignement et rassurer les populations.
La stratégie définie par la procureure repose sur une approche proactive et coordonnée. Elle prévoit des déplacements systématiques dans tous les tribunaux de son ressort pour sensibiliser magistrats et enquêteurs à ces signaux faibles. L’objectif est de renforcer la vigilance, le travail de renseignement criminel et le dialogue avec les habitants dans les quartiers concernés. L’arsenal juridique a été renforcé par la création, en juin 2025, du délit de participation à une organisation criminelle, conçu pour agir en amont de la commission d’infractions spécifiques.
Les priorités opérationnelles visent à entraver le fonctionnement des réseaux au-delà de la simple saisie de produits. Il s’agit de perturber leurs circuits logistiques, leurs moyens de communication, notamment via les plateformes numériques, et surtout de bloquer la réintroduction des profits criminels dans l’économie légale. Cette lutte contre le blanchiment constitue un axe majeur pour asphyxier financièrement ces organisations et préserver l’intégrité du tissu économique.
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