Économie
La fiscalité aérienne fait décrocher le trafic passagers en France
L’augmentation des taxes sur le transport aérien entraîne une baisse significative de fréquentation dans les aéroports français, selon les professionnels du secteur.
Les aéroports français enregistrent un recul notable de leur activité en raison des récentes évolutions fiscales affectant le transport aérien. L’Union des aéroports français a indiqué que ces mesures incitent désormais les compagnies aériennes à réduire leur offre, avec pour conséquence une diminution prévisionnelle de 1,3 million de passagers sur l’ensemble du territoire. Cette tendance résulte principalement du triplement, depuis mars dernier, de la taxe de solidarité sur les billets d’avion, qui majore le prix des vols au départ de la France.
Lors de son congrès annuel, l’UAF a souligné la corrélation entre ce renchérissement fiscal et les décisions opérationnelles prises par plusieurs transporteurs, notamment les compagnies low-cost Ryanair et EasyJet. Ces dernières ont annoncé une réduction de leurs capacités sur le marché français, supprimant certaines liaisons et diminuant la fréquence de leurs vols. Ryanair a ainsi confirmé une baisse de 13% de son offre pour la saison hivernale, équivalant à 750 000 sièges en moins, et le retrait de trois aéroports régionaux.
Pour la seule période hivernale, les adhérents de l’UAF anticipent déjà 630 000 passagers en moins, une tendance qui s’accentuerait au printemps et en été avec 750 000 voyageurs supplémentaires manquant à l’appel. Ces chiffres excluent toutefois les plateformes parisiennes de Roissy-Charles-de-Gaulle et Orly, qui concentrent à elles seules la moitié du trafic national. Le président de l’UAF a déploré une situation où l’offre de sièges au départ de la France ne progresse que de 1,5% depuis le deuxième trimestre, contre 4,5% en moyenne européenne.
Les autorités compétentes reconnaissent la spécificité du contexte français. Le directeur général de l’Aviation civile a qualifié ces données de préoccupantes, tout en rappelant que la France se situe parmi les pays européens appliquant la fiscalité la plus élevée sur le transport aérien. Il a évoqué la possibilité d’une pause fiscale dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026, actuellement en discussion au Parlement. La question de la viabilité économique des aérogets régionaux a également été soulevée, beaucoup peinant à atteindre l’équilibre financier sans aides publiques, ce qui interroge sur la pérennité du maillage territorial aéroportuaire.
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