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Politique

La droite tente de reprendre l’initiative dans le débat budgétaire

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Face aux récentes mesures fiscales adoptées par la majorité, les principales figures de l’opposition dénoncent une orientation économique qu’elles jugent défavorable aux entreprises et à la compétitivité du pays.

L’adoption d’un amendement socialiste augmentant la contribution sociale généralisée sur les revenus du capital a provoqué une levée de boucliers dans les rangs de la droite. Plusieurs personnalités politiques de premier plan ont immédiatement réagi en qualifiant cette décision de dérive fiscale. Elles estiment que cette mesure, qui doit permettre de financer en partie la suspension de la réforme des retraites, s’inscrit dans une série de hausses d’imposition récemment votées.

Les critiques ont fusé de toutes parts. Un ancien Premier ministre a parlé de délire fiscal, tandis qu’un président de région a évoqué un bal des fous. Le président du groupe Les Républicains au Sénat a dénoncé une politique qu’il assimile à une chasse aux entrepreneurs et aux créateurs d’emplois. Le ministre de la Justice a pour sa part qualifié cette orientation de suicide français, pointant du doigt ce qu’il considère comme un frein à la compétitivité économique.

Ces prises de position interviennent dans un contexte où le projet de budget de la Sécurité sociale ouvre la voie à de nouvelles augmentations de prélèvements. La droite défend une approche alternative centrée sur la politique de l’offre, qui privilégierait le soutien aux entreprises plutôt que la fiscalité. Un ancien chef de gouvernement, candidat déclaré à la présidentielle, propose ainsi un pacte de confiance avec les entreprises incluant une baisse significative des impôts de production.

La présidente du groupe parlementaire d’extrême droite a quant à elle adopté une position distincte, critiquant à la fois la majorité et la droite traditionnelle. Elle a dénoncé ce qu’elle perçoit comme un traitement différencié entre les grandes multinationales et les petits épargnants, ces derniers étant selon elle les premières victimes des nouvelles mesures.

Le débat fiscal s’annonce particulièrement animé dans les prochaines semaines, alors que le texte budgétaire doit être examiné par le Sénat où la majorité de droite a déjà annoncé son intention de supprimer les dispositions qu’elle juge néfastes pour l’économie.

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