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La course à l’Hôtel de Ville de Paris s’intensifie pour Rachida Dati

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_**La candidate de la droite, en lice pour la mairie de Paris, fait face à une concurrence accrue sur ses deux flancs politiques tandis que des incertitudes judiciaires planent sur son parcours.**_

Après un départ de campagne marqué par une communication très active, la ministre de la Culture Rachida Dati connaît une phase plus délicate dans sa conquête de la mairie de Paris. Sa position centrale est désormais contestée, avec la candidature de Pierre-Yves Bournazel qui capte une partie de l’électorat de la majorité présidentielle, et celle de Sarah Knafo qui séduit une frange plus à droite. Les dernières estimations d’intentions de vote la placent en seconde position, derrière la candidate de la gauche, Anne Hidalgo.

Les sondages récents indiquent une certaine stagnation pour la maire du VIIe arrondissement, dont le score semble se stabiliser autour de 26 à 28 pour cent des voix. Cette dynamique contraste avec l’élan initial de sa campagne. Dans le même temps, la candidate du Rassemblement National, Sarah Knafo, bénéficie d’une progression notable, grignotant des parts de marché électoral à droite. Cette configuration pourrait compliquer les calculs pour le second tour, où la qualification de plusieurs candidats semble de plus en plus plausible.

Au sein de l’équipe de campagne de Rachida Dati, on observe cette évolution avec attention tout en cherchant à rassurer. L’accent est mis sur la mobilisation des militants et sur la nécessité de rassembler l’électorat de droite et du centre pour permettre une alternance. Certains soutiens pointent la volatilité des électeurs de Pierre-Yves Bournazel, considérés comme moins ancrés, et estiment que la campagne n’a pas encore véritablement capté l’attention de tous les Parisiens.

La situation politique parisienne est rendue plus complexe par des mouvements internes au sein des groupes municipaux. La récente démission d’un élu soutenant initialement Pierre-Yves Bournazel, qui dénonce un rapprochement avec la gauche, alimente les spéculations sur d’éventuelles alliances post-électorales pour l’élection du maire par le Conseil de Paris. Ces manœuvres potentielles, bien que jugées peu probables par certains analystes, ajoutent une couche d’incertitude à un scrutin déjà serré.

Parallèlement à ces défis politiques, une autre ombre plane sur la campagne de Rachida Dati. La tenue prochaine de son procès pour des faits de corruption présumés réintroduit dans le débat public la question de son éligibilité future. Des voix, y compris dans les rangs de la majorité, évoquent l’impact de cette procédure judiciaire sur sa candidature. Des constitutionnalistes rappellent qu’une condamnation pourrait entraîner son inéligibilité, soulevant alors la question de sa succession potentielle à la tête de sa liste. Cet élément juridique constitue un paramètre supplémentaire dans une batille municipale parisienne plus indécise que jamais.

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