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La Corée du Nord accélère son programme nucléaire, selon Séoul

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Le président sud-coréen Lee Jae Myung alerte sur la capacité annuelle de Pyongyang à produire de la matière fissile pour plusieurs dizaines d’armes atomiques, évoquant un risque de prolifération à l’échelle mondiale.

Le dirigeant sud-coréen a présenté une évaluation préoccupante du rythme des activités nucléaires nord-coréennes. Selon ses déclarations, le régime de Kim Jong Un génère chaque année suffisamment de matières fissiles pour assembler jusqu’à une vingtaine de têtes nucléaires. Cette production se poursuit parallèlement au développement de missiles balistiques intercontinentaux, conçus pour atteindre le territoire des États-Unis.

Lee Jae Myung a mis en garde contre les conséquences à long terme de cette accumulation. Il a estimé qu’une fois son arsenal jugé suffisant pour assurer sa survie, Pyongyang pourrait être tenté d’exporter ses capacités au-delà de ses frontières, créant ainsi une menace pour la sécurité internationale. Pour le président sud-coréen, une approche pragmatique s’impose, qui pourrait passer par un gel préalable de la production de matières nucléaires et des essais de missiles à longue portée.

Depuis son entrée en fonction, l’administration de Lee Jae Myung a opéré un virage en prônant la reprise du dialogue avec le Nord, rompant avec la ligne plus ferme de son prédécesseur. Cette ouverture n’a, à ce jour, reçu aucun écho favorable de la part de Pyongyang. Les relations intercoréennes restent tendues, récemment envenimées par des accusations d’infiltration de drones que Séoul attribue à des initiatives privées.

Face à cette impasse, le président sud-coréen a évoqué le rôle potentiel de l’ancien président américain Donald Trump. Il a suggéré que le style de négociation direct et imprévisible de ce dernier pourrait constituer un atout pour relancer les discussions avec le dirigeant nord-coréen, avec lequel M. Trump s’était déjà entretenu à trois reprises. Les pourparlers entre Washington et Pyongyang sont cependant au point mort depuis l’échec du sommet de 2019, le régime conditionnant toute reprise du dialogue à la levée des sanctions et à l’abandon des exigences de dénucléarisation.

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