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Inondations dans l’Ouest : une accalmie météorologique qui ne suffit pas à hâter la décrue

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Malgré une pause dans les précipitations, plusieurs départements de l’Ouest restent confrontés à des crues majeures. La stabilisation des niveaux d’eau est en cours, mais le reflux s’annonce lent et graduel.

La situation hydrologique demeure préoccupante ce week-end dans l’Ouest de la France. Si les pluies se sont atténuées, permettant une stabilisation sur certains cours d’eau, de vastes zones restent sous la menace de niveaux exceptionnellement élevés. Trois départements maintiennent une vigilance de niveau maximal, tandis que neuf autres sont placés en alerte renforcée.

À Angers, le pic de crue de la Maine a été atteint, marquant le début d’un reflux dont l’ampleur et la durée restent encore incertaines pour les autorités. Les conséquences sur le terrain sont significatives. Plusieurs milliers de personnes sont affectées par ces inondations, les plus importantes enregistrées dans la ville depuis près de trente ans. La circulation est profondément perturbée, avec de nombreuses artères fermées et des réseaux de transport public fortement impactés. Des aménagements provisoires, comme des passerelles surélevées, ont été déployés pour permettre aux riverains de se déplacer.

L’activité économique locale subit également les contrecoups de cet épisode, avec des annulations d’événements et de réservations hôtelières. Certaines infrastructures, comme les voies sur berges, sont entièrement submergées, nécessitant des coupures ciblées d’électricité par mesure de sécurité. Un match de football professionnel prévu dimanche se déroulera finalement à huis clos.

Plus en aval sur la Loire, la vigilance reste de mise. À Saumur, le fleuve a atteint des niveaux inédits depuis plusieurs décennies. Des dispositifs de protection ont été installés et des mesures préventives d’évacuation ont été ordonnées par les maires de plusieurs communes, sur instruction des services de l’État. Les déplacements routiers et ferroviaires sont compliqués dans certains secteurs, et la navigation fluviale est interdite sur de nombreux tronçons.

En Charente-Maritime, les secours ont dû recourir à des véhicules adaptés pour assurer la circulation dans les zones inondées. À Saintes, l’installation de chemins de planches a paradoxalement attiré des badauds, un phénomène vivement critiqué par certains habitants directement touchés par la montée des eaux. Les autorités indiquent que la décrue de la Charente ne devrait intervenir qu’au milieu de la semaine.

En Gironde, placée en vigilance orange, le retrait des eaux de la Garonne est lent. Le paysage laissé par la crue révèle des dégâts considérables sur les terres agricoles et les installations riveraines. Malgré les interdictions, certains automobilistes persistent à emprunter des routes fermées, contournant les barrières de sécurité. Dans des communes comme La Réole, où le fleuve s’est déjà partiellement retiré, des habitations restent isolées, obligeant leurs occupants à des accès par des moyens de fortune. Pour de nombreux résidents, bien qu’habitués à ces phénomènes, l’ampleur de l’événement reste impressionnante, attirant également curieux et photographes par ce temps redevenu ensoleillé.

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