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Politique

Fiscalité des retraités : le statu quo prévaut pour 2026

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Les députés ont rejeté le projet gouvernemental de réforme de l’abattement fiscal des pensions, préservant le système actuel au terme de débats parlementaires.

L’examen du volet recettes du budget 2026 a donné lieu à un rejet clair de la proposition visant à modifier le régime fiscal des retraités. Le dispositif actuel, qui permet depuis 1978 une déduction de 10% des revenus de retraite dans la limite annuelle de 4 399 euros, reste donc en vigueur. Le gouvernement envisageait pourtant son remplacement par un abattement forfaitaire de 2 000 euros pour une personne isolée et 4 000 euros pour un couple.

Cette réforme, inspirée des travaux de François Bayrou et portée par Sébastien Lecornu, poursuivait un objectif d’économies budgétaires évalué à 4,6 milliards d’euros. La Cour des comptes avait en effet chiffré le coût du dispositif actuel à 4,5 milliards d’euros pour 2023. Le nouveau mécanisme aurait relevé le seuil d’imposition à 19 500 euros annuels, protégeant ainsi les pensions les plus modestes. Près de la moitié des retraités, non imposables en raison de revenus inférieurs à 17 436 euros par an, n’auraient cependant pas été concernés par ce changement.

L’analyse de l’Institut des politiques publiques révélait toutefois des conséquences contrastées. Si 100 000 à 1,5 million de retraités auraient bénéficié du nouveau système, environ 1,4 million d’entre eux, percevant plus de 20 000 euros annuels, auraient supporté une hausse d’imposition. Pour un contribuable unique aux revenus de 40 000 euros, cette augmentation se serait chiffrée à 600 euros annuels. C’est précisément cet impact différencié qui a cristallisé l’opposition des élus, conduisant au maintien du régime fiscal existant.

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