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Économie

Fausto Puglisi dédie une collection à la puissance onirique du noir

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Le directeur artistique de la maison Cavalli a présenté à Milan une proposition audacieuse, presque entièrement monochrome, interprétant la sombre élégance comme un manifeste d’évasion et de liberté créative.

La Fashion Week de Milan a accueilli une déclaration forte de la part de Fausto Puglisi pour Cavalli. Loin des imprimés animaliers et des teintes flamboyantes habituellement associés à la griffe, le créateur a déployé une palette presque exclusivement noire, seulement éclairée par quelques accents de lilas et de prune. Cette orientation radicale constitue un geste provocant pour la marque, réinterprétant son ADN avec une intensité concentrée.

En coulisses, le designer a expliqué ce choix par une volonté de perpétuer le rêve. La collection, défilée sur les notes revisitées de « Sweet Dreams », explore les multiples facettes de cette tonalité. Le cuir gaufré structure des vestes courtes et des jupes aux volumes sculpturaux, tandis que le vinyle noir habille des pantalons amples d’un éclat liquide. La légèreté n’est pas absente, portée par des dentelles transparentes qui voilent les bras ou composent des robes de nuit d’une grande fluidité.

L’artisanat et l’illusionnisme textile occupent une place centrale. Une fausse peau d’agneau persan, dont le créateur a tenu à souligner l’origine synthétique par respect pour la cause animale, est déclinée sur des manteaux, des vestes et des volants de jupe. Le motif zébré, signature de la maison, réapparaît sous forme de découpes ajourées sur une tunique longue. L’inspiration puise dans un univers éclectique, mêlant références à l’armure romaine, à la peinture classique et à l’imagerie gothique.

Interrogé sur le contexte actuel, Fausto Puglisi a défendu avec conviction le rôle de la création comme espace d’évasion. Il affirme la nécessité de préserver une vision enfantine, naïve et fraîche, face aux contraintes du monde. Le dernier passage du défilé a magistralement incarné cette philosophie, avec une jupe semblant tissée d’un million de plumes noires artificielles, symbole d’une imagination résolument affranchie.

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