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Évasion à Dijon : un fugitif interpellé, l’autre demeure introuvable

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L’un des deux détenus évadés de la maison d’arrêt de Dijon a été retrouvé en Saône-et-Loire, tandis que les recherches se poursuivent activement pour localiser son complice, considéré comme particulièrement dangereux.

Les forces de l’ordre ont localisé et interpellé l’un des deux individus qui s’étaient extraits de l’établissement pénitentiaire dijonnais jeudi dernier. L’homme, âgé de 32 ans, faisait l’objet d’une détention provisoire pour des faits de menaces et violences répétées sur son épouse. Son identité doit encore être formellement authentifiée, mais les autorités judiciaires estiment qu’il s’agit du détenu le plus âgé des deux évadés.

Son acolyte, un jeune homme de 19 ans, reste en liberté. Les services de police ont déployé près d’une centaine d’agents afin de retrouver sa trace. Ce dernier, présenté comme un élément du grand banditisme, cumule une dizaine de condamnations pour des actes de violence aggravée et enlèvement. Il était incarcéré dans l’attente de son procès pour tentative de meurtre et participation à une association de malfaiteurs. Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir été recruté pour exécuter un règlement de comptes lié au trafic de stupéfiants dans la région de Montbéliard.

Les deux hommes se sont échappés par une méthode traditionnelle, en sectionnant les barreaux de leur cellule à l’aide de lames de scie. L’hypothèse privilégiée par l’enquête suggère que ces outils leur ont été acheminés par drone, une pratique déjà constatée dans cet établissement. Après avoir franchi les grilles, ils ont utilisé des draps pour neutraliser les fils de fer barbelés ceignant le premier mur d’enceinte, puis ont gagné la cour pénitentiaire avant de s’extraire définitivement du site par le porche principal, ouvert à ce moment pour l’arrivée du personnel.

La vétusté de la prison de Dijon, construite au milieu du XIXe siècle, et l’absence de filets anti-drones sont pointées du doigt. Des syndicats pénitentiaires dénoncent depuis longtemps ces lacunes sécuritaires, évoquant des survols répétés de drones au-dessus de l’établissement. Bien que le gouvernement ait annoncé un plan destiné à renforcer la sécurité dans six prisons, incluant un budget de 29 millions d’euros pour bloquer les communications téléphoniques, les organisations professionnelles jugent ces mesures insuffisantes au regard des besoins.

Le ministre de la Justice a réagi en promettant un renforcement significatif de la sécurité carcérale, avec notamment le recrutement de mille surveillants supplémentaires l’année prochaine. Il a qualifié ces évasions d’inacceptables et s’est engagé à obtenir des moyens accrus pour garantir la sécurité du personnel et de la population.

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