Planète
Des femmes du Rajasthan éclairent leur avenir grâce au soleil
Dans une région indienne marquée par les maladies professionnelles, des habitantes se forment à l’énergie solaire pour apporter la lumière à leurs communautés et gagner en autonomie.
Santosh Devi, âgée de trente-six ans, a transformé son quotidien et celui de son hameau. Cette mère de famille, sans formation scolaire, a suivi une instruction technique de trois mois au sein d’une organisation non gouvernementale renommée. Elle maîtrise désormais l’installation et la maintenance de systèmes photovoltaïques. Son apprentissage lui permet d’électrifier des foyers isolés et de percevoir un revenu complémentaire essentiel.
Son engagement trouve sa source dans une réalité économique difficile. Son époux, comme de nombreux hommes de la région, est atteint d’une affection pulmonaire liée à son ancienne activité dans les carrières de pierre. Incapable de travailler, il perçoit une allocation modique. Pour subvenir aux besoins de sa famille et aux frais médicaux, Santosh Devi a dû recourir à des emprunts et vendre une partie de ses biens. Sa motivation première est d’assurer l’éducation et un avenir meilleur à ses enfants.
Le parcours de Santosh Devi n’est pas isolé. Des milliers de femmes à travers le monde ont bénéficié de formations similaires dispensées par cette même institution. Au Rajasthan, cette initiative répond à un double enjeu. Elle apporte une source d’énergie renouvelable à des villages souvent dépourvus d’accès au réseau électrique stable. Elle offre également une perspective professionnelle et une forme d’émancipation économique à des femmes confrontées à la précarité.
La silicose, maladie incurable contractée dans les mines et les carrières, frappe en effet des milliers d’ouvriers dans le seul district d’Ajmer. Les compensations financières accordées après le diagnostic restent insuffisantes face aux dépenses courantes. Beaucoup continuent de travailler dans des conditions périlleuses, par nécessité économique, malgré les troubles respiratoires qui les affectent.
À quelques kilomètres du village de Santosh, Champa Devi, trente ans, partage une expérience comparable. Formée elle aussi, elle a déjà équipé plusieurs habitations. Son mari, atteint par la maladie, nécessite des soins réguliers. Le salaire qu’elle tire de petits travaux reste très en deçà des frais engagés pour ses traitements. Son histoire illustre le cercle vicieux entre la maladie professionnelle, la pauvreté et le manque d’alternatives économiques.
Ces formations techniques représentent bien plus qu’un simple apprentissage pratique. Elles redonnent de l’assurance et ouvrent de nouvelles perspectives. Pour Santosh Devi, il s’agit d’une véritable reconquête de son destin, lui permettant de nourrir l’espoir de construire, littéralement et figurativement, un avenir plus lumineux pour sa famille et son entourage.
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