Monde
Congo-Brazzaville s’apprête à renouveler son exécutif
La course à la magistrature suprême s’engage officiellement ce samedi, dans un contexte où la réélection du chef de l’État sortant, au pouvoir depuis des décennies, semble une quasi-certitude.
Les opérations de propagande électorale débutent ce samedi sur l’ensemble du territoire congolais, en vue du scrutin présidentiel fixé au 15 mars prochain. Le président Denis Sassou Nguesso, âgé de 82 ans et cumulant plus de quarante années à la tête du pays, brigue un nouveau mandat de cinq ans. Sa candidature, annoncée début février, s’inscrit dans le cadre constitutionnel révisé en 2015, qui abrogeait la limite d’âge et autorisait un troisième quinquennat. Selon la loi fondamentale, ce mandat serait le dernier qu’il pourrait exercer.
Le lancement officiel de la campagne se tiendra à Pointe-Noire, la capitale économique et principal centre pétrolier du pays, considérée comme un bastion du Parti congolais du travail (PCT), la formation du président. Les activités de propagande prendront fin le 13 mars, deux jours avant l’ouverture des bureaux de vote. Face au candidat sortant, six prétendants issus de l’opposition ont été validés par les autorités électorales. Parmi eux figure Destin Gavet, 34 ans, du Mouvement républicain, qui effectue sa première tentative. Les observateurs politiques estiment toutefois que l’opposition, fragmentée et confrontée à de multiples entraves, dispose de peu de marges de manœuvre pour contester la domination du pouvoir en place.
L’environnement politique reste marqué par les contestations des scrutins précédents. Deux figures de l’opposition, le général Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, condamnés à de lourdes peines de prison après la présidentielle de 2016, sont toujours incarcérés. Des organisations non gouvernementales et des acteurs de la société civile dénoncent régulièrement des restrictions aux libertés fondamentales et des pressions exercées sur les voix discordantes. Malgré ces critiques, le bilan du président sortant est souvent mis en avant par ses soutiens, qui soulignent le retour à une stabilité durable après la période de conflits internes des années 1990.
Sur le plan socio-économique, le pays, pourtant doté d’importantes ressources en hydrocarbures, peine à améliorer les conditions de vie d’une partie significative de sa population, dont près de la moitié vit sous le seuil de pauvreté. La campagne électorale s’annonce donc comme un exercice dont l’issue ne semble guère faire de doute, mais qui se déroule dans un climat où les déséquilibres politiques et sociaux restent prégnants.
-
GigeanEn Ligne 1 moisGigean : Marcel Stoecklin, à défaut de projet, le soupçon comme programme
-
Balaruc-le-VieuxEn Ligne 3 semainesBalaruc-le-Vieux : Aurélien Évangélisti, le candidat qui fait payer la commune pour se défendre
-
Balaruc-le-VieuxEn Ligne 4 semainesBalaruc-le-Vieux : Fabienne Battinelli présente sa candidature et son projet communal
-
SportsEn Ligne 2 semainesLe PSG s’offre une finale à Abidjan après une démonstration face au Paris FC
-
SèteEn Ligne 4 semainesSète : le Parti Animaliste entre officiellement dans la bataille municipale
-
FrontignanEn Ligne 4 semainesFrontignan : Thibaut Cléret Villagordo mise sur la cantine à 1€ pour les familles
-
ThauEn Ligne 1 moisSète Agglopôle Méditerranée : les vœux 2026 annulés sur fond de crise conchylicole
-
SèteEn Ligne 4 joursSète : La piscine du candidat Pascal Pintre en infraction au PLU