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Politique

Bruno Retailleau retrouve le Sénat, prélude à une ambition présidentielle

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L’élu vendéen fait son retour dans la chambre haute après une année d’absence, dans un contexte de recomposition politique où ses partisans voient en lui le possible architecte d’un projet pour la droite en vue de 2027.

Le président des Républicains a officiellement retrouvé son siège de sénateur de la Vendée dans la nuit de mercredi à jeudi. Cette réinstallation intervient après le délai réglementaire d’un mois suivant la nomination de son successeur Laurent Nuñez au ministère de l’Intérieur. Une séquence politique marquée par la démission collective du premier gouvernement Lecornu, à laquelle l’intéressé avait activement contribué en remettant en cause sa participation à l’exécutif.

Son retour effectif dans l’hémicycle du Palais du Luxembourg n’aura toutefois lieu que la semaine prochaine, l’élu étant actuellement engagé dans une tournée nationale auprès des militants. Didier Mandelli, vice-président du Sénat, se félicite de cette réintégration qu’il qualifie de naturelle pour celui qui retrouve son environnement politique d’origine.

Plusieurs observateurs notent que Bruno Retailleau revient avec un statut transformé. Max Brisson, porte-parole du groupe LR, souligne que l’ancien ministre dispose désormais d’une stature élargie, bénéficiant à la fois de son expérience gouvernementale et de sa fonction de président de parti. Cette position lui confère une influence particulière au sein du groupe sénatorial, même s’il ne reprendra pas la présidence qu’il occupa durant dix ans. Cette responsabilité est désormais assumée par un proche de Gérard Larcher, le président du Sénat avec lequel le Vendéen a partagé un déjeuner mercredi.

Certaines voix within le parti, proches de Laurent Wauquiez, estiment que ce retour au Sénat traduit une recherche de stabilité après une période difficile. Le principal intéressé semble néanmoins évoluer sur un terrain favorable, où ses soutiens restent nombreux et où sa décision de quitter le gouvernement avait été globalement approuvée.

La sénatrice Corinne Imbert reconnaît que cette séquence a comporté un coût politique, tout en saluant le courage dont aurait fait preuve l’ancien ministre en préservant ses convictions. Pour Max Brisson, l’enjeu réside désormais dans la capacité de Bruno Retailleau à reconstruire une dynamique et à formuler une proposition politique pour la droite française.

Ses collaborateurs l’encouragent à multiplier les déplacements pour expliquer son action place Beauvau et les motifs de son départ. Tous s’attendent à le voir intervenir sur plusieurs dossiers sensibles, notamment les relations avec l’Algérie où sa position ferme avait suscité des réserves, y compris de l’Élysée. Le débat budgétaire constituera un autre moment important, après qu’il a qualifié de capitulation la suspension de la réforme des retraites votée par l’Assemblée nationale, traçant ainsi les lignes d’un affrontement parlementaire annoncé.

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