Balaruc-les-Bains
Balaruc-les-Bains : un corbeau s’invite dans la campagne et dénonce la corruption
Un document baptisé « Balaruc Libre », distribué anonymement dans la commune, dresse un réquisitoire contre la majorité socialiste sortante et désigne Christophe Rioust comme l’héritier d’un « système » qualifié de corrompu. À l’approche du premier scrutin, la campagne change de ton.
Jeudi matin, de nombreux Balarucoises et Balarucois ont découvert dans leurs boîtes aux lettres un document de plusieurs pages au titre évocateur. « Balaruc Libre », présenté comme une « édition spéciale » gratuite, reprend les codes graphiques d’un quotidien régional, avec une mise en page soignée, des photographies détourées et des titres percutants. Mais derrière cette apparence de journal se cache un tract politique anonyme, distribué sans signature identifiable.
En une, le ton est donné. « Corruption à Balaruc. Des élus détournent plusieurs millions d’euros. » Le message est frontal. Le document affirme vouloir exposer un panorama d’un système qu’il qualifie de corrompu, mêlant favoritisme, détournements et affaires familiales. Les visages de plusieurs figures locales y apparaissent, dans une mise en scène accusatrice.
L’une des premières pages vise directement Christophe Rioust. Le tract évoque des faits remontant à 2017, affirmant qu’une augmentation substantielle de la dotation municipale au stade balarucois aurait été conditionnée à l’embauche d’un membre de sa famille. Il est question d’un poste de « directeur sportif » rémunéré plusieurs milliers d’euros par mois, puis de l’entrée d’un autre proche au sein de l’association pour assurer une « comptabilité » rémunérée. Le document avance des montants précis, évoquant plusieurs centaines de milliers d’euros d’argent public et associatif « détournés » au profit d’un cercle familial, et conclut que Christophe Rioust serait aujourd’hui « l’héritier » d’un système installé de longue date.
Une autre page propose une « cartographie » autour de structures locales, notamment ISCI SAJE, présentée comme reliée à des proches du maire Gérard Canovas. Le tract souligne la création d’un poste municipal confié à une belle-fille du maire pour le développement de la marque thermale et avance un cumul de rémunérations sur plusieurs années. L’ensemble est présenté comme « le sommet de l’iceberg ».
Le document revient également sur le dossier SUBLIO aux Thermes de Balaruc-les-Bains. Il rappelle que Brigitte Lanet, adjointe au thermalisme, a validé l’achat de dispositifs auprès d’une société dans laquelle son fils détenait des parts, évoquant « un conflit d’intérêts manifeste » et « une double prise illégale d’intérêts ». Les auteurs parlent d’« un système illégal, inefficace, imposé aux curistes », et affirment que plus d’un million d’euros auraient été en jeu. Ce qu’une enquête de notre rédaction a révélé.
Le ton se durcit encore avec une page satirique intitulée « Les conseils du patron », mettant en scène, sous forme de dialogues caricaturaux, des échanges supposés entre figures politiques locales. Les bulles prêtent aux protagonistes des propos cyniques sur la manière de gagner une élection, promettre des postes ou utiliser les Thermes comme levier financier. La formule finale résume l’esprit du tract : « On est pas là pour servir, mais pour se servir ! »
Le document s’achève par une « Lettre ouverte aux balarucois », signée « Les balarucois oubliés ». Cette lettre touchante adopte un ton plus solennel et personnel. « Voilà plus de trente ans que je vois notre pays se dégrader. Pas à cause des citoyens, mais à cause de pratiques indignes qui se répètent, du sommet de l’État jusqu’aux communes. » Plus loin, on peut lire : « Toujours les mêmes dérives. Toujours la même confusion entre l’argent public et les intérêts personnels. Toujours les mêmes promesses trahies. » L’auteur interpelle directement Christophe Rioust : « Comment pouvez-vous encore vous présenter devant les Balarucois après tout ce que nous avons appris ? Où est passée la notion d’exemplarité ? Où est passée la honte, tout simplement ? » La lettre conclut par un appel à la responsabilité collective : « Si nous continuons à détourner le regard, si nous acceptons l’inacceptable par confort ou par résignation, alors nous portons tous une part de responsabilité dans le pourrissement de ce pays. » Et d’affirmer : « Le changement, s’il doit arriver, ne viendra que de nous. »
À deux semaines du premier tour, cette diffusion anonyme marque un tournant dans la campagne municipale à Balaruc-les-Bains. Le choix de l’anonymat, la virulence des accusations et la volonté assumée de désigner un « héritier du système » traduisent un climat de tension croissante.
L’offensive du corbeau révèle en tout cas une campagne sous haute tension. En s’attaquant frontalement au « système » socialiste sortant, le corbeau mise sur une colère latente et un désir de rupture. Reste à savoir si cette indignation se traduira concrètement par un basculement électoral dans quelques semaines. C’est fort probable, vu les retours sur le terrain qui sont très critiques avec ce système socialiste en place.
TÉLÉCHARGER L’APPLICATION LE SINGULIER > ICI <
-
SèteEn Ligne 1 moisSète : Sébastien Denaja dévoile ses mesures pour la sécurité et la tranquillité publique
-
GigeanEn Ligne 1 moisGigean : Marcel Stoecklin, à défaut de projet, le soupçon comme programme
-
Balaruc-le-VieuxEn Ligne 3 semainesBalaruc-le-Vieux : Aurélien Évangélisti, le candidat qui fait payer la commune pour se défendre
-
Balaruc-le-VieuxEn Ligne 4 semainesBalaruc-le-Vieux : Fabienne Battinelli présente sa candidature et son projet communal
-
SportsEn Ligne 2 semainesLe PSG s’offre une finale à Abidjan après une démonstration face au Paris FC
-
SèteEn Ligne 4 semainesSète : le Parti Animaliste entre officiellement dans la bataille municipale
-
FrontignanEn Ligne 4 semainesFrontignan : Thibaut Cléret Villagordo mise sur la cantine à 1€ pour les familles
-
ThauEn Ligne 1 moisSète Agglopôle Méditerranée : les vœux 2026 annulés sur fond de crise conchylicole
B34
27 février 2026 at 15 h 22 min
Cela n est pas prêt de s’arrêter, d après ce qu il se dit ,plus de 30 pour cent des colistiers de chaque candidat ne seraient pas là pour le bien de la commune mais pour faire fructifier leur bien personnel ou ceux de leur descendante !!!A bon entendeur salut…
RagondinBalarucois
27 février 2026 at 15 h 25 min
Les fameux “30 %” sortis de nulle part… Toujours impressionnant ces statistiques sans source, mais avec beaucoup d’imagination.
À force de “il se dit que”, on finit surtout par ne rien dire.
Et si on parlait plutôt de projets concrets que de procès d’intention ?
A bon entendeur.. salut !
Michelle Balaruc
27 février 2026 at 19 h 34 min
C’est bientôt fini pour eux. Pour comprendre ça il suffit de se balader dans balaruc pour se rendre compte que le nom de Didier Sauvaire revient avec insistance. Ça sera le prochain maire et la fin de ce système corrompu
Jhon
27 février 2026 at 21 h 18 min
Bon bien là encore une fois tous est dit