Planète
Au Népal, la lente renaissance des pandas roux
**Népal : le panda roux, une espèce en voie de réhabilitation grâce à la mobilisation locale**
_Autrefois menacé par l’ignorance et la déforestation, le panda roux connaît une lente renaissance au Népal. Grâce à des initiatives locales et à une prise de conscience collective, ce petit mammifère emblématique retrouve peu à peu sa place dans les forêts himalayennes._
Jiwan Subba, un policier de 48 ans, se souvient avec regret du jour où, adolescent, il a tué un panda roux par méconnaissance. Aujourd’hui, il consacre une partie de sa vie à protéger cette espèce vulnérable, dont la population commence à se stabiliser dans certaines régions du Népal. « À l’époque, personne dans mon village ne savait ce qu’était un panda roux », confie-t-il. Grâce à des campagnes de sensibilisation, l’animal est désormais mieux connu et respecté par les communautés locales.
Le panda roux, originaire des forêts de moyenne altitude de l’Himalaya, se nourrit principalement de bambou. Avec sa fourrure rousse et sa démarche maladroite due à ses pattes avant plus courtes, ce mammifère, souvent comparé à une peluche, est classé comme espèce menacée depuis 2016 par l’UICN. Sa population mondiale, estimée à 10 000 individus, a chuté de moitié en deux décennies. Au Népal, on en compterait entre 500 et 1 000, principalement dans les parcs nationaux de Sagarmatha et de Kanchenjunga.
Malgré les efforts de conservation, les menaces persistent. La déforestation, liée à la construction d’infrastructures comme les routes et les barrages, fragilise son habitat naturel. Le braconnage, motivé par la demande en médecine traditionnelle ou comme animal de compagnie, reste également un défi. Cependant, les autorités et les ONG locales, comme le Red Panda Network, ont intensifié leurs actions. Les villageois signalent désormais des observations plus fréquentes, signe d’une amélioration de la situation.
Les communautés locales jouent un rôle clé dans cette renaissance. Les Kirat, une population animiste, vénèrent traditionnellement la nature et ont facilement adhéré aux efforts de protection. D’autres villageois ont adopté des pratiques alternatives, comme la culture d’orties pour produire des textiles, réduisant ainsi leur dépendance à la forêt. « Nous avons arrêté de ramasser du bois et du fourrage pour ne pas perturber les pandas », explique Chandra Kumari Limbu, une habitante de 35 ans. Cette transition a également permis à de nombreuses femmes de générer un revenu supplémentaire, tout en préservant l’écosystème.
Si des progrès sont visibles, les défis restent importants. Les autorités doivent renforcer les mesures de protection et encadrer davantage les projets d’infrastructure dans les zones sensibles. Pour Jiwan Subba, la sensibilisation reste la clé : « J’ai pris une vie par ignorance, mais aujourd’hui, je m’assure que d’autres ne commettent pas la même erreur. » Grâce à ces efforts, le panda roux, symbole de la biodiversité himalayenne, pourrait continuer à prospérer dans son habitat naturel.
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