Économie
Alcool et mineurs : un scandale persistant dans les grandes surfaces
Près de 90 % des supermarchés continuent de brader la loi en vendant des boissons alcoolisées à des adolescents, révèle une enquête accablante.
Une vaste opération de contrôle menée dans plusieurs villes françaises a mis en lumière un phénomène alarmant : la majorité des enseignes de distribution ne respectent pas l’interdiction de vente d’alcool aux moins de 18 ans. Selon les résultats, 86 % des magasins testés ont cédé à des mineurs sans exiger de pièce d’identité, confirmant une faille béante dans l’application de la réglementation.
Les tests ont été réalisés dans une centaine de supermarchés appartenant à des groupes comme Carrefour, Leclerc, Lidl ou Intermarché. Seule une infime minorité des commerces a refusé la transaction, démontrant une négligence généralisée. Pourtant, la loi est claire : tout vendeur doit systématiquement vérifier l’âge du client avant de lui remettre une boisson alcoolisée, sans se fier à son apparence.
Les achats tests ont été effectués en journée, hors périodes d’affluence, ce qui invalide l’excuse d’un manque de temps pour contrôler. Les chiffres sont d’autant plus préoccupants qu’ils confirment une tendance déjà observée lors d’une précédente enquête en 2021. Malgré les promesses des pouvoirs publics et les chartes signées par les distributeurs, la situation ne s’améliore pas.
Face à ce constat, des voix s’élèvent pour réclamer des mesures plus strictes. Des sanctions financières proportionnelles au chiffre d’affaires des enseignes, des contrôles inopinés renforcés et une accélération des procédures judiciaires figurent parmi les pistes avancées. À titre d’exemple, certains pays comme la Suisse ont réussi à améliorer significativement le respect de la loi grâce à une politique combinant prévention et répression.
En France, les rares condamnations prononcées restent symboliques, et les délais de traitement des dossiers, parfois supérieurs à deux ans, ne font qu’encourager l’impunité. Pourtant, les conséquences peuvent être dramatiques, comme en témoigne le décès d’un adolescent après avoir consommé de l’alcool acheté illégalement.
Il est urgent que les autorités durcissent leur position et que les enseignes assument leurs responsabilités. Sans une mobilisation collective, cette transgression généralisée de la loi risque de perdurer, au détriment de la santé publique.
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