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L’enseignante d’Evaëlle conteste toute intention malveillante devant la cour d’appel

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_**Devant la cour d’appel de Versailles, l’ancienne professeure de français a rejeté les accusations de harcèlement, affirmant avoir agi dans l’intérêt de son élève.**_

L’audience a débuté par la déposition de l’enseignante, aujourd’hui retraitée, mise en cause pour des faits remontant à l’année scolaire 2018-2019. Vêtue d’un tailleur sobre, elle s’est exprimée avec un calme constant, niant avoir jamais pris pour cible spécifique la collégienne de onze ans. Elle a reconnu une certaine sévérité dans son ton, mais a insisté sur le fait que ses remarques, y compris celles concernant le manque d’attention en cours, s’adressaient à l’ensemble de la classe et non à une élève en particulier. Son objectif, a-t-elle répété à plusieurs reprises, était d’accompagner et non de nuire.

Les débats ont ensuite porté sur un épisode précis, une séance de vie de classe durant laquelle l’enseignante avait demandé aux autres élèves d’expliquer pourquoi leur camarade se sentait persécutée et mise à l’écart. Interrogée par la présidente de la cour sur la pertinence d’une telle méthode, l’accusée a défendu sa démarche, estimant qu’elle visait à apaiser les tensions au sein du groupe. Cet événement avait profondément affecté l’adolescente, qui l’avait décrit à ses parents comme un moment particulièrement douloureux.

La lecture des auditions d’anciens élèves de la classe de sixième a offert une perspective différente. Plusieurs témoignages, recueillis lors de l’enquête, ont décrit une attitude répétée de l’enseignante envers la jeune fille, évoquant des cris et des remarques constantes. L’un d’eux a même suggéré que la professeure s’en prenait préférentiellement aux élèves les plus vulnérables. Dans la salle d’audience, les parents de la collégienne, accompagnés de deux anciens élèves ayant également porté plainte, ont écouté ces déclarations, le regard fixé sur le banc de la défense.

Cette audience fait suite à une première décision de justice. Au printemps 2025, le tribunal correctionnel de Pontoise avait prononcé un non-lieu, considérant que les éléments à charge étaient insuffisants ou pouvaient relever de l’exercice légitime de l’autorité professorale. Le parquet, qui avait requis une condamnation, avait immédiatement interjeté appel de ce jugement. La procédure se poursuivra avec l’audition des parents de la victime et d’experts. Ce procès intervient dans un contexte législatif renouvelé, le harcèlement scolaire étant désormais inscrit dans le code pénal comme un délit spécifique depuis 2022.

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