Culture
Slovaquie : la culture sous le joug d’une purge nationaliste sans précédent
En un an, la ministre slovaque de la Culture a écarté les têtes d’affiche des institutions publiques, plongeant le milieu artistique dans la consternation.
Le paysage culturel slovaque traverse une crise profonde depuis l’arrivée au pouvoir d’une ministre aux méthodes expéditives. Nommée fin 2023, cette figure de l’extrême droite, ancienne animatrice télévisée, justifie ses décisions par la défense d’une « culture nationale authentique », fustigeant au passage l’élite artistique, jugée trop progressiste et dispendieuse. Les licenciements en cascade ont suscité l’indignation, tant par leur brutalité que par leur ampleur, du jamais-vu depuis l’intégration du pays dans l’Union européenne.
Parmi les victimes les plus médiatisées, un ancien directeur du Théâtre national, limogé chez lui en pleine matinée, en tenue décontractée, sous le regard embarrassé des émissaires du ministère. Ce musicien de renom, honoré par la France pour sa contribution aux arts, dénonce aujourd’hui une politique culturelle « dévastatrice », comparable selon lui à celle menée en Hongrie par Viktor Orbán. Il accuse la ministre d’incompétence et de réduire à néant des années d’efforts pour moderniser les institutions.
Dans les musées, le scénario se répète. Un conservateur chevronné, pilier du Musée national pendant près de vingt-cinq ans, a été remercié avec des formes, mais sans ménagement pour son expertise. Il décrit une hémorragie financière et une perte de crédibilité internationale, craignant un retour aux heures sombres de l’après-communisme. « On nous fait prendre l’autoroute de l’enfer », résume-t-il, amer.
Les établissements dédiés à la jeunesse n’ont pas été épargnés. La directrice d’une maison des arts pour enfants a été évincée sans préavis, plongeant son institution dans le désordre. Son remplacement par une gestionnaire sans bagage artistique a provoqué une vague de démissions et rompu des collaborations précieuses. « Des années de travail réduites à néant », soupire-t-elle, désemparée.
Derrière ces destitutions, une logique idéologique se dessine : remplacer les professionnels aguerris par des profils alignés sur la ligne nationaliste du gouvernement. Les conséquences sont déjà palpables : budgets amputés, projets annulés, talents qui s’exilent. La Slovaquie assiste, impuissante, à l’asphyxie programmée de sa vie culturelle.
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