Économie
Taxis en colère : double combat contre la réforme du transport médical et la concurrence des VTC
La profession taxi manifeste massivement devant Bercy pour défendre ses revenus et dénoncer la concurrence jugée déloyale des véhicules avec chauffeur.
Plusieurs centaines de chauffeurs de taxi venus de toute la France ont convergé vers Paris ce mercredi pour bloquer les abords du ministère de l’Économie. Leur mouvement s’inscrit dans un contexte tendu, alors que des négociations sur la réforme du transport médical se déroulent parallèlement au ministère de la Santé. Certains ont parcouru des centaines de kilomètres de nuit pour faire entendre leur voix, arborant des slogans comme « Taxi rural, taxi vital ».
La colère des professionnels porte principalement sur la nouvelle convention avec l’Assurance maladie, qui doit entrer en vigueur en octobre. Ce texte prévoit une prise en charge forfaitaire de 13 euros par trajet, complétée par un tarif kilométrique. Les taxis redoutent une baisse significative de leurs revenus, notamment parce que les temps d’attente lors des consultations médicales ne seraient plus rémunérés. Or, pour beaucoup, en particulier dans les zones rurales, cette activité représente jusqu’à deux tiers de leur chiffre d’affaires.
Face à cette réforme, les autorités sanitaires justifient leur approche par la nécessité de maîtriser des dépenses en forte hausse. Entre 2019 et 2024, les coûts du transport sanitaire ont bondi de 45 %, atteignant près de 6,74 milliards d’euros. Le gouvernement mise sur une rationalisation des flux via des plateformes centralisées, permettant notamment le covoiturage médical et la réduction des trajets à vide.
Mais les taxis ne limitent pas leur mécontentement à cette seule réforme. Ils dénoncent également la prolifération des VTC, accusés de pratiquer une concurrence déloyale en effectuant des maraudes, interdites par la loi. Les pouvoirs publics ont promis un renforcement des contrôles, une annonce qui a également suscité l’ire des chauffeurs VTC, eux aussi mobilisés depuis mardi.
La tension monte d’un cran, avec des menaces de blocages élargis. Après des actions ciblées sur les aéroports et les axes routiers, la profession prévoit de nouvelles manifestations, notamment à Pau, fief du Premier ministre. Les taxis exigent un moratoire sur les licences VTC et un gel des examens d’admission, estimant que la saturation du marché grève leurs revenus. La bataille s’annonce longue, alors que les deux camps campent sur leurs positions.
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