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Société

Yaël Braun-Pivet relance le débat sur les groupes parlementaires

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La présidente de l’Assemblée nationale envisage de durcir les conditions de formation des groupes, une mesure qui pourrait redessiner l’équilibre politique de l’hémicycle.

La vie institutionnelle du Palais-Bourbon pourrait connaître un tournant majeur. Yaël Braun-Pivet, à la tête de l’Assemblée nationale, a évoqué la possibilité de relever le nombre minimal de députés requis pour constituer un groupe parlementaire. Cette proposition, si elle aboutit, modifierait sensiblement la configuration actuelle, où onze formations coexistent.

Selon des informations concordantes, le seuil passerait de 15 à 25 ou 30 élus, un niveau qui n’a plus été atteint depuis les années 1980. Plusieurs groupes, parmi les moins fournis, seraient directement concernés, à commencer par l’UDR, les communistes ou encore Liot. Les partisans de cette réforme mettent en avant des arguments d’efficacité et d’économie, estimant qu’un nombre trop élevé de formations complique le travail législatif et alourdit les dépenses publiques.

Les réactions politiques sont déjà vives. Certains députés, comme ceux d’Horizons, redoutent une perte de diversité dans les débats. D’autres, à l’image des élus communistes, y voient une menace pour leur existence même. La présidence de l’Assemblée assure cependant que cette réflexion s’inscrit dans une logique institutionnelle, indépendamment du calendrier électoral.

Le projet devrait faire l’objet de discussions approfondies à la rentrée, avec la création d’un groupe de travail dédié. Une chose est certaine, le débat promet d’être animé, tant les enjeux sont importants pour l’avenir du Parlement.

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