Nous rejoindre sur les réseaux

Société

Yaël Braun-Pivet relance le débat sur la taille des groupes à l’Assemblée

Article

le

La présidente de l’institution envisage d’augmenter le seuil minimal, une réforme qui modifierait durablement l’équilibre parlementaire.

Le Palais-Bourbon pourrait connaître une transformation majeure de son organisation interne. Yaël Braun-Pivet, à la tête de l’Assemblée nationale, a exprimé son intention de revoir à la hausse le nombre de députés requis pour constituer un groupe politique. Cette proposition, qui nécessiterait une modification du règlement intérieur, vise à simplifier les travaux législatifs tout en rationalisant les dépenses publiques.

Actuellement fixé à quinze élus, ce seuil pourrait être porté à vingt-cinq ou trente, selon les pistes évoquées. Une telle réforme remettrait en cause l’existence de plusieurs formations, dont certaines comptent à peine plus de quinze membres. Les groupes concernés, qu’ils appartiennent à la majorité ou à l’opposition, ont immédiatement réagi, certains exprimant leur désaccord au nom de la représentativité, d’autres se disant prêts à s’adapter.

Les détracteurs du projet y voient une menace pour la diversité des courants politiques, tandis que ses partisans soulignent la nécessité de fluidifier les débats parlementaires. La présidence de l’Assemblée insiste sur le caractère concerté de cette réflexion, qui fera l’objet d’un groupe de travail à l’automne. L’échéance reste cependant incertaine, une dissolution éventuelle de l’Assemblée pouvant interrompre le processus.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte institutionnel particulier, marqué par le retour du pouvoir de dissolution et des spéculations sur d’éventuelles élections anticipées. Quoi qu’il advienne, le débat promet d’animer les couloirs du Palais-Bourbon dans les mois à venir.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus