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Washington modifie son calendrier vaccinal pour les mineurs

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_**Le gouvernement américain a décidé de ne plus recommander systématiquement six vaccins pédiatriques, une orientation qui suscite des débats au sein de la classe politique et parmi les experts.**_

L’administration fédérale a procédé à un réajustement notable de ses préconisations en matière de vaccination infantile. Six immunisations, jusqu’alors conseillées pour l’ensemble des enfants, ne figurent plus dans les recommandations systématiques. Cette décision concerne les vaccins contre la grippe saisonnière, les hépatites A et B, les infections à méningocoques, ainsi que ceux ciblant le virus respiratoire syncytial et les rotavirus. Elles demeurent indiquées pour les jeunes patients présentant des facteurs de risque spécifiques ou sur avis médical particulier.

Cette évolution réduit à onze le nombre de vaccins universellement recommandés pour la population mineure aux États-Unis. Le ministère de la Santé a justifié ce choix en invoquant le modèle de certaines nations européennes, où la politique vaccinale accorde une marge de décision plus large aux familles. Cette référence a toutefois été immédiatement contestée par des spécialistes de santé publique. Ces derniers estiment que les contextes démographiques et sanitaires sont trop dissemblables pour permettre une comparaison pertinente, soulignant les particularités du système américain.

La mesure a provoqué des réactions au-delà des clivages politiques habituels. Des voix au sein même de la majorité ont exprimé leurs réserves, mettant en garde contre le risque de semer la confusion parmi les praticiens et les parents, et de favoriser une résurgence de pathologies évitables. Cette annonce s’inscrit dans un contexte où les questions liées à la vaccination font l’objet d’un débat renouvelé dans l’espace public américain.

La communauté scientifique observe avec une certaine inquiétude cette inflexion des directives fédérales. Les experts redoutent qu’une couverture vaccinale en baisse puisse conduire à la réémergence de maladies infectieuses graves, dont certaines avaient été pratiquement éradiquées sur le territoire national. L’impact de cette décision sur la santé publique fera l’objet d’une attention soutenue dans les mois à venir.

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