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Washington et Caracas envisagent un dialogue dans un contexte de fortes tensions

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Alors que les forces américaines se déploient au large du Venezuela, les deux présidents expriment une ouverture prudente à la discussion, sans exclure pour autant une escalade militaire.

Le président américain a indiqué qu’il s’entretiendrait « à un moment donné » avec son homologue vénézuélien, tout en soulignant que ce dernier n’avait pas agi dans l’intérêt des États-Unis. Interrogé sur la possibilité d’un envoi de troupes au Venezuela, il a précisé ne rien écarter concernant les options militaires. De son côté, Nicolas Maduro s’est déclaré disposé à une rencontre directe, tout en mettant en garde contre toute attaque visant la population vénézuélienne.

Ces déclarations interviennent dans un climat de forte pression stratégique. Les États-Unis ont intensifié leur présence navale dans la région avec l’arrivée du porte-avions Gerald Ford, le plus grand du monde, et ont mené une série de frappes ciblant des navires suspectés de transporter de la drogue. Ces opérations, justifiées par Washington comme des actions contre le narcotrafic, ont fait plusieurs dizaines de victimes selon les rapports locaux.

L’administration américaine accuse Caracas de favoriser l’immigration de détenus vers le territoire américain et d’être impliquée dans des trafics illicites. Le président Trump a également évoqué la possibilité d’étendre ces opérations au Mexique pour lutter contre les cartels, estimant que des frappes similaires pourraient y être menées.

Parallèlement, des manœuvres militaires américaines se déroulent à Trinité-et-Tobago, à proximité immédiate des côtes vénézuéliennes. La Première ministre de cet État insulaire a tenu à rassurer en affirmant que son territoire ne servirait pas de base pour des attaques contre le Venezuela. Ces exercices, perçus comme une provocation par Caracas, ont été qualifiés d’irresponsables par le gouvernement vénézuélien, qui y voit une menace directe.

Washington a par ailleurs désigné plusieurs organisations criminelles régionales, dont le « Cartel des Soleils » actif au Venezuela, comme des groupes terroristes étrangers, renforçant ainsi le cadre légal de son intervention. Cette désignation s’inscrit dans une stratégie plus large visant à justifier un durcissement de la politique américaine dans la région.

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