Monde
Washington affirme avoir tué plusieurs chefs houthis dans les frappes au Yémen
Les États-Unis revendiquent l’élimination de chefs houthis lors de frappes au Yémen, une escalade qui suscite des craintes d’une riposte violente.
Les forces américaines ont annoncé avoir ciblé et tué plusieurs dirigeants clés des rebelles houthis lors de frappes aériennes menées samedi au Yémen. Ces opérations, justifiées par Washington comme une réponse aux attaques répétées des Houthis contre le trafic maritime et leurs menaces envers Israël, ont provoqué une vive condamnation de l’Iran, principal soutien des rebelles. Selon les Houthis, ces frappes ont fait au moins 31 morts, dont de nombreux civils, notamment des femmes et des enfants.
Le président américain, Donald Trump, a justifié ces actions en promettant une réponse implacable contre ce qu’il qualifie de « terroristes houthis ». Il a également mis en garde l’Iran contre tout soutien continu aux rebelles, affirmant que les États-Unis n’hésiteraient pas à utiliser une « force létale écrasante » pour protéger leurs intérêts. Les Houthis, qui contrôlent une grande partie du Yémen, y compris la capitale Sanaa, ont riposté en menaçant de répondre par une escalade militaire.
Les images diffusées par les médias locaux montrent des scènes de chaos dans les hôpitaux, où des civils blessés, dont des enfants, sont soignés en urgence. Un habitant de Sanaa a décrit des bombardements « absolument terrifiants », évoquant la peur ressentie par sa famille lors des raids. Les frappes ont également touché des zones stratégiques dans les gouvernorats de Saada et de Radaa, selon les autorités houthies.
Cette intervention américaine intervient dans un contexte régional déjà tendu, marqué par le conflit à Gaza et les tensions croissantes en mer Rouge. Les Houthis, qui se présentent comme des défenseurs de la cause palestinienne, ont multiplié les attaques contre des navires commerciaux et militaires, perturbant gravement le trafic maritime dans cette zone cruciale pour l’économie mondiale.
L’Iran, allié des Houthis, a dénoncé ces frappes comme « barbares » et réaffirmé son soutien aux rebelles. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a averti que toute menace contre son pays serait suivie d’une réponse « résolue et définitive ». Parallèlement, des discussions diplomatiques ont eu lieu entre les États-Unis et la Russie, cette dernière appelant à éviter toute escalade militaire au Yémen.
Le Yémen, déjà ravagé par une guerre civile depuis 2014, se retrouve une nouvelle fois au cœur d’un conflit aux ramifications internationales. La situation humanitaire, déjà catastrophique, risque de se détériorer davantage avec cette nouvelle vague de violence, alors que des millions de Yéménites dépendent de l’aide internationale pour survivre.
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