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Société

Une mobilisation historique contre la loi Duplomb franchit un cap symbolique

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Plus de 500 000 citoyens expriment leur opposition à la réintroduction d’un pesticide controversé, déclenchant une procédure parlementaire exceptionnelle.

L’initiative citoyenne visant à contester la loi Duplomb a atteint une ampleur sans précédent. Samedi après-midi, la pétition hébergée sur le site de l’Assemblée nationale a dépassé le demi-million de signatures, un record depuis la création de ce dispositif démocratique. Portée par une étudiante de 23 ans, Eléonore Pattery, cette démarche collective dénonce principalement la réautorisation temporaire de l’acétamipride, un insecticide de la famille des néonicotinoïdes pourtant interdit en France depuis plusieurs années.

Le texte, adopté définitivement le 8 juillet dernier après un vote au Parlement, suscite une vive polémique en raison de ses potentielles conséquences sur la santé publique et l’environnement. Les signataires réclament non seulement son abrogation, mais aussi une révision des modalités de son adoption, jugée précipitée. Selon la pétitionnaire, future spécialiste en santé environnementale, cette législation constitue « une régression majeure » pour la protection des écosystèmes et la sécurité alimentaire.

Conformément au règlement de l’Assemblée, le franchissement de ce seuil ouvre la possibilité d’un débat en séance plénière, sous réserve que les signatures proviennent d’au moins trente départements ou territoires ultramarins. Toutefois, cette discussion ne pourra pas aboutir à une remise en cause du texte lui-même, la procédure n’ayant qu’une portée consultative. Parallèlement, des parlementaires de gauche ont saisi le Conseil constitutionnel, arguant d’une incompatibilité avec les principes fondamentaux de protection de l’environnement.

Le succès de cette mobilisation, amplifiée par des relais médiatiques et le soutien de personnalités publiques, illustre une défiance croissante envers les décisions perçues comme favorisant les intérêts agricoles au détriment de la transition écologique. Reste à savoir si cette pression citoyenne influencera les orientations futures du législateur.

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