Nous rejoindre sur les réseaux

News

Une Iranienne jugée à Paris dans un contexte diplomatique sensible

Article

le

_**Le procès de Mahdieh Esfandiari pour apologie du terrorisme s’est ouvert ce mardi, tandis que les autorités iraniennes évoquent un possible échange avec deux ressortissants français retenus à Téhéran.**_

L’audience s’est ouverte devant le tribunal correctionnel de Paris pour une durée prévue de quatre jours. Mahdieh Esfandiari, une Iranienne de 39 ans, comparaît libre, bénéficiant d’un contrôle judiciaire depuis fin octobre après huit mois de détention provisoire. Elle est poursuivie pour des infractions commises en ligne, notamment l’apologie d’actes de terrorisme, la provocation directe à de tels actes et l’injure publique à caractère racial ou religieux. Ces faits, qu’elle conteste, lui sont reprochés pour une période courant de 2023 à décembre 2024 sur plusieurs plateformes numériques et sites internet.

Cette affaire judiciaire revêt une dimension diplomatique particulière. Les autorités iraniennes ont publiquement exprimé leur souhait de procéder à un échange entre cette ressortissante, arrêtée en France en février 2025, et deux Français, Cécile Kohler et Jacques Paris. Ces derniers, condamnés en Iran pour espionnage avant d’être libérés sous contrainte début novembre 2025, se trouvent toujours dans l’enceinte de l’ambassade de France à Téhéran, dans l’impossibilité de quitter le territoire. Une source diplomatique française s’est bornée à indiquer qu’une procédure judiciaire était en cours, sans autre commentaire.

Cinq personnes au total sont renvoyées devant le tribunal dans ce dossier. Parmi elles figure l’essayiste d’extrême droite Alain Soral, résidant en Suisse, qui est poursuivi pour ne pas s’être présenté à une convocation judiciaire. L’instruction a établi que Mahdieh Esfandiari occupait une « place centrale » au sein d’une organisation désignée sous le nom d’« Axe de la Résistance », secondant son principal organisateur, également prévenu. Les investigations, déclenchées par un signalement du ministère de l’Intérieur fin 2023, concernent des publications faisant l’éloge de l’attaque perpétrée le 7 octobre 2023 contre Israël et incitant à des actes de violence.

L’avocat de la prévenue a déclaré aborder ce procès avec sérénité, estimant qu’il permettrait à sa cliente de s’expliquer sur ses propos. Il a jugé prématuré d’évoquer un quelconque échange tant que l’issue judiciaire n’est pas connue. Le tribunal pourra rendre son verdict à l’issue des débats ou le mettre en délibéré pour plusieurs semaines.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus