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Une Française jugée à Paris pour son rôle présumé dans l’asservissement d’une enfant yazidie
_**La justice antiterroriste requiert le renvoi devant la cour d’assises d’une ancienne résidente de la zone contrôlée par l’organisation État islamique, accusée d’avoir contribué au projet génocidaire visant la minorité.**_
Les magistrats du Parquet national antiterroriste ont sollicité l’ouverture d’un procès pour complicité de génocide et de crimes contre l’humanité à l’encontre d’une ressortissante française. Cette dernière, revenue sur le territoire national en 2021 après plusieurs années passées en Syrie, est soupçonnée d’avoir participé au système d’asservissement mis en place par l’EI à l’encontre de la communauté yazidie. Les réquisitions ciblent spécifiquement son implication dans la prise en charge d’une fillette de huit ans, présentée comme une esclave, durant l’année 2017.
Selon l’accusation, en hébergeant cette enfant avant de la confier à un membre saoudien de l’organisation terroriste, la prévenue aurait sciemment facilité le projet d’anéantissement du groupe ethnoreligieux. Les poursuites retiennent que ces actes de conversion forcée et de déplacement, perpétrés à grande échelle, visaient à menacer l’existence même de la communauté yazidie. L’argumentation du parquet souligne la vulnérabilité extrême de la victime, placée dans un environnement où sa vie était constamment en danger, renforçant un sentiment d’impuissance absolue.
La mise en examen initiale pour des faits constitutifs de génocide a été redéfinie en qualification de complicité. Outre ces charges, le ministère public demande également un procès pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, soustraction de mineurs et manquement aux obligations parentales. Il reproche à l’intéressée son engagement volontaire au sein de la zone contrôlée par l’EI, son mariage avec un combattant notoire, son apprentissage du maniement d’armes, ainsi que sa gestion présumée d’une maison réservée aux femmes.
Lors de ses auditions, la prévenue a pour sa part toujours contesté les faits qui lui sont imputés. Elle a affirmé avoir traité la jeune fille « comme sa propre fille », niant toute forme d’exploitation ou de traitement dégradant. Son conseil n’a pas souhaité s’exprimer à la suite des réquisitions. La décision définitive concernant la tenue d’un procès appartient désormais au juge d’instruction, après l’examen des observations de la défense.
Cette affaire s’inscrit dans une démarche plus large de la justice française visant à documenter et à poursuivre les crimes de masse commis par l’EI, en particulier contre les minorités. Elle concerne la deuxième citoyenne française susceptible d’être jugée par la cour d’assises spéciale pour son implication présumée dans le génocide des Yazidis. Les investigations se poursuivent concernant d’autres femmes revenues de la zone syro-irakienne.
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