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Un vaccin contre la chlamydiose approuvé pour sauver les koalas australiens

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Les autorités sanitaires viennent de valider un traitement préventif majeur contre cette infection sexuellement transmissible qui décime les populations sauvages de marsupiaux.

L’Australie a officiellement homologué un vaccin destiné à protéger les koalas contre la chlamydiose, une infection bactérienne qui constitue l’une des principales causes de mortalité chez cette espèce emblématique. Cette décision intervient après plusieurs années de recherches menées par des scientifiques spécialisés dans la conservation de la faune.

Les essais cliniques ont démontré une réduction d’au moins 65 % de la mortalité au sein des groupes vaccinés, ainsi qu’une diminution significative des risques de transmission pendant la saison de reproduction. Le déploiement du vaccin pourra désormais être généralisé sur l’ensemble du territoire national, offrant ainsi un outil supplémentaire dans la lutte pour la préservation de l’espèce.

La chlamydiose, qui provoque cécité, infections urinaires et infertilité, frappe particulièrement durement les populations du sud-est du Queensland et de la Nouvelle-Galles du Sud. Dans certaines zones, le taux d’infection dépasse les 70 %, menaçant la viabilité démographique des groupes touchés. Identifiée il y a plus de cinquante ans, cette maladie a contribué au déclin dramatique des koalas à l’état sauvage.

Jusqu’à présent, la prise en antibiotiques représentait l’unique option thérapeutique, bien que celle-ci présente des limites, notamment des troubles digestifs et l’absence de protection durable. Le nouveau vaccin constitue donc une avancée majeure pour la médecine vétérinaire et la conservation.

Classés comme espèce menacée depuis 2022, les koalas doivent également faire face à la destruction de leur habitat naturel due à l’urbanisation et à la déforestation. On estime leur population actuelle à quelques centaines de milliers d’individus, contre plusieurs millions avant la colonisation européenne.

Des initiatives combinant vaccination, sécurisation des axes routiers et protection contre les prédateurs ont déjà donné des résultats encourageants, permettant à certaines populations locales de recommencer à croître après avoir frôlé l’extinction.

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