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Économie

Un quart des produits non textiles de Shein épinglés par les Douanes

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Les services douaniers ont rendu public le bilan d’une vaste opération de contrôle menée sur les importations de la plateforme. Les résultats, bien que revus à la baisse, soulignent des lacunes persistantes en matière de conformité pour une partie des articles.

Les autorités douanières ont dévoilé les conclusions d’une inspection ciblée effectuée début novembre sur plusieurs centaines de milliers de colis expédiés par Shein. L’examen a révélé que vingt-cinq pour cent des produits autres que textiles présentaient des anomalies. Ces manquements concernent notamment l’absence de marquage ou de notices pour des cosmétiques et des appareils électriques, des contrefaçons, ainsi que le non-respect des normes de sécurité applicables à certains jouets.

Ce taux, significatif, représente toutefois une révision substantielle par rapport aux premières estimations avancées au moment de l’opération, qui évoquaient un niveau de non-conformité bien plus élevé. Concernant le secteur textile, principal activité de la plateforme, les contrôles ont fait état de très peu d’irrégularités. Les douanes attribuent cette situation à la fermeture temporaire, par Shein, de sa marketplace destinée aux vendeurs tiers en France, intervenue juste avant le début des vérifications.

Cette campagne de contrôle s’est inscrite dans un contexte particulier, suivant le dépôt d’une requête en suspension de la plateforme. Cette demande, motivée par la vente de produits jugés inappropriés, a été rejetée en justice au motif que la mesure était disproportionnée, la plateforme ayant retiré les articles incriminés. L’affaire fait l’objet d’un appel.

Parallèlement, Shein a engagé un audit interne sur ses processus et a annoncé la réintégration progressive des vendeurs tiers européens qui satisferaient à ses nouveaux critères. Cette séquence intervient alors que le volume des petits colis entrant sur le territoire français a connu une croissance exponentielle ces dernières années, provenant très majoritairement d’Asie. Face à cet afflux, les autorités européennes envisagent l’instauration d’une taxe spécifique sur ces envois à partir de 2026.

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