Monde
Un octogénaire italien interrogé pour son rôle présumé dans des tirs sur civils à Sarajevo
Les autorités italiennes ont ouvert une enquête sur d’anciens « touristes de guerre » soupçonnés d’avoir payé pour commettre des exactions durant le siège de la capitale bosnienne. Un premier suspect, un homme de 80 ans, a été entendu à Milan.
Un homme âgé de 80 ans, résidant dans la région du Frioul-Vénétie Julienne, a été interrogé par les magistrats milanais dans le cadre d’une information judiciaire concernant des faits remontant au conflit bosnien. Il est soupçonné d’avoir fait partie de ces individus, souvent issus de milieux aisés et d’extrême droite, qui se seraient rendus à Sarajevo entre 1992 et 1996 pour tirer sur des civils contre rémunération.
L’enquête préliminaire, ouverte à l’automne dernier, s’appuie notamment sur une plainte déposée par un journaliste et écrivain italien. Ce dernier s’est fondé sur des témoignages recueillis dans un documentaire sorti en 2022, qui évoquait ces pratiques macabres. Selon les éléments de l’instruction, relayés par la presse transalpine, ces personnes auraient versé des sommes considérables, pouvant atteindre l’équivalent de 100 000 euros par jour, à l’armée des Serbes de Bosnie pour participer à ces exactions.
L’octogénaire, présenté comme un passionné de chasse et détenteur de plusieurs armes, aurait évoqué en public son séjour en Bosnie, employant des termes évoquant une « chasse à l’homme ». Son avocat a toutefois affirmé que son client réaffirmait son innocence, précisant que ce dernier se serait rendu sur place « pour le travail » et non pour les motifs qui lui sont reprochés. Les investigations des carabiniers auraient été déclenchées par des témoignages d’habitants de son village.
Parallèlement, les autorités judiciaires de Bosnie-Herzégovine ont confirmé mener leur propre enquête sur la possible présence de tireurs étrangers durant le siège. Le parquet bosnien a indiqué avoir sollicité l’assistance de ses homologues italiens et du Mécanisme international résiduel pour les tribunaux pénaux. La municipalité de Sarajevo a également décidé de se porter partie civile dans la procédure italienne afin d’apporter son soutien à l’accusation.
Le siège de Sarajevo, le plus long de l’histoire moderne, a fait plus de 11 500 victimes civiles. De nombreux habitants ont été tués par des tirs de snipers postés sur les hauteurs dominant la ville. Si la justice internationale a reconnu ce mode opératoire comme une tactique de terreur contre la population, aucune poursuite n’a jusqu’à présent visé directement des tireurs individuels, les condamnations du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie ayant concerné des responsables militaires et politiques.
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