Monde
Un nouveau souffle démocratique agite le Népal
Portée par une jeunesse déterminée, la scène politique népalaise connaît une métamorphose historique à l’approche des élections législatives de mars.
Dans les bureaux d’inscription électorale de Lalitpur et Katmandou, une effervescence inhabituelle règne ces derniers jours. Des milliers de jeunes Népalais, dont beaucoup pour la première fois, accomplissent leur devoir civique avec une conviction renouvelée. Ce phénomène traduit un engagement politique inédit après les événements de septembre dernier, où des manifestations d’ampleur avaient secoué le pays.
Parmi ces nouveaux visages, Kishori Karki, diplômée en droit âgée de vingt-cinq ans, incarne cette vague de renouvellement. Après avoir participé activement au mouvement de protestation, elle envisage désormais de se porter candidate sous les couleurs d’une formation politique émergente. Son parcours symbolise l’aspiration d’une génération à transformer l’action citoyenne en engagement institutionnel.
La Commission électorale enregistre une augmentation significative des demandes d’enregistrement de partis politiques. Plus de cent vingt formations sont déjà inscrites, tandis qu’une trentaine de nouvelles entités politiques attendent leur homologation. Cette diversification de l’offre politique répond aux attentes d’une population, particulièrement la jeunesse, en quête d’alternatives aux structures traditionnelles.
Les événements de l’automne dernier ont profondément marqué les consciences. Le mouvement de protestation, initialement centré sur la défense des libertés numériques et la dénonciation des pratiques corruptives, a engendré une prise de conscience collective. Uparjun Chamling, autre figure montante de vingt-cinq ans, souligne la nécessité d’articuler nouvelles idées et nouveaux visages pour concrétiser les aspirations du changement.
L’administration électorale constate une mobilisation civique exceptionnelle avec près de six cent soixante-quinze mille nouvelles inscriptions, dont la moitié effectuée via la plateforme numérique récemment mise en service. Cette démocratisation de l’accès au processus électoral manifeste une évolution notable des pratiques politiques.
Certains observateurs pointent toutefois les défis qui persistent. Si l’émergence de nouvelles formations politiques traduit un dynamisme certain, la transition entre mouvement protestataire et structuration partisane demeure complexe. Plusieurs figures emblématiques de la mobilisation citoyenne hésitent encore à franchir le pas de la compétition électorale.
Le scrutin de mars prochain constituera un moment décisif pour la jeune démocratie népalaise. Il représentera la première occasion d’évaluer la capacité du système politique à intégrer les aspirations portées par le mouvement de renouveau. Pour de nombreux citoyens comme Sunita Tamang, quadragénaire qui votera pour la première fois, cet exercice démocratique incarne l’espoir d’une gouvernance renouvelée.
La route vers les élections s’annonce exigeante dans un paysage politique encore marqué par l’instabilité. Pourtant, l’engagement civique observé ces dernières semaines laisse entrevoir la possibilité d’une transformation durable des équilibres politiques dans cette république himalayenne.
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