Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Un monde en deuil : le pape François s’éteint à 88 ans, laissant derrière lui une Église transformée

Article

le

Le souverain pontife, figure progressiste et controversée, a succombé à un accident vasculaire cérébral après des années de lutte pour réformer l’institution catholique.

La nouvelle a ébranlé les croyants du monde entier : le pape François est décédé ce lundi au Vatican des suites d’un AVC, à l’âge de 88 ans. Premier pontife originaire d’Amérique latine, cet Argentin au franc-parler et au style humble avait profondément marqué l’Église catholique par ses prises de position audacieuses en faveur des pauvres, des migrants et de l’écologie.

Son état de santé, fragilisé par une double pneumonie ayant nécessité une longue hospitalisation, n’avait pas empêché le souverain pontife de maintenir un rythme effréné jusqu’à ses derniers jours. Dimanche encore, affaibli mais déterminé, il avait tenu à apparaître place Saint-Pierre pour les célébrations pascales, offrant un ultime bain de foule aux fidèles venus en nombre.

Les réactions se sont multipliées à l’échelle internationale, des dirigeants politiques aux anonymes. Donald Trump a annoncé sa présence aux funérailles, tandis que Lionel Messi rendait hommage à ce « pape différent, proche, argentin ». Dans les rues de Rome, de Buenos Aires ou de Gaza, l’émotion était palpable, des milliers de personnes se rassemblant spontanément pour prier ou déposer des fleurs.

Conformément à ses volontés, ses obsèques se dérouleront dans la simplicité, sans faste excessif, et il reposera dans la basilique Sainte-Marie-Majeure – une rupture avec la tradition qui souligne son attachement à une Église tournée vers les humbles. Son testament, publié dans la soirée, ne laisse place qu’à une épitaphe sobre : « Franciscus ».

Son pontificat, marqué par des réformes ambitieuses, n’a pourtant pas fait l’unanimité. Entre modernisation de la Curie, condamnations des abus sexuels et ouverture timide aux couples homosexuels, François a suscité autant d’admiration que de résistances au sein des conservateurs. Ses prises de position sur les migrants ou l’environnement ont également divisé, y compris au-delà des cercles religieux.

Avec sa disparition, c’est une page de l’histoire de l’Église qui se tourne. Les cardinaux, réunis en conclave d’ici quelques semaines, devront désormais choisir un successeur capable de poursuivre – ou non – l’héritage complexe laissé par ce pape qui aura, jusqu’au bout, prôné une Église « aux blessures ouvertes ».

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus