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Société

Un million de signatures contre les néonicotinoïdes obligent l’Assemblée à réagir

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La pétition contre la loi autorisant ces pesticides controversés a atteint un seuil historique, poussant les députés à organiser un débat à la rentrée, sans remettre en cause le texte déjà adopté.

L’initiative citoyenne s’est imposée comme un phénomène rare dans le paysage législatif français. En moins de deux semaines, près d’un million de personnes ont apporté leur soutien à une pétition s’opposant à la réautorisation des néonicotinoïdes, ces insecticides jugés nocifs pour les pollinisateurs. Le texte, porté par une jeune étudiante, a ainsi atteint un niveau de mobilisation inédit, déclenchant une procédure exceptionnelle à l’Assemblée nationale.

La présidente de l’institution, Yaël Braun-Pivet, a confirmé qu’un débat serait organisé lors de la prochaine session parlementaire. Cette annonce répond aux exigences du règlement, qui prévoit l’examen des pétitions franchissant le cap des 500 000 signatures. Les discussions, qui pourraient intervenir dès l’automne 2025, devront cependant se tenir dans un cadre strict. La cheffe de l’Assemblée a précisé qu’aucune remise en cause de la loi promulguée ne serait possible, seule une nouvelle initiative législative permettant d’en modifier le contenu.

Adopté sous l’impulsion du sénateur Laurent Duplomb, le texte controversé vise à réintroduire temporairement ces substances dans certaines cultures, malgré leur interdiction en Europe depuis 2018. Les défenseurs de l’environnement dénoncent une régression, tandis que les agriculteurs concernés invoquent l’absence d’alternatives suffisantes. Le débat parlementaire à venir offrira une tribune officielle à ces divergences, sans garantie pour autant d’infléchir la position du gouvernement.

L’ampleur de la mobilisation reflète une sensibilité croissante de l’opinion aux questions écologiques, dans un contexte où les alertes scientifiques sur l’effondrement de la biodiversité se multiplient. Reste à savoir si cette pression citoyenne parviendra à influencer durablement le calendrier et les priorités du législateur.

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