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Un héritier politique face à l’immensité de la reconstruction

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À la veille de scrutins décisifs, Tarique Rahman, chef du Parti nationaliste du Bangladesh, anticipe les défis colossaux qui attendraient un futur gouvernement sous sa direction.

Le principal candidat à la fonction de chef du gouvernement évoque la perspective d’une mission d’une ampleur considérable. Dans un entretien exclusif accordé à Dacca, Tarique Rahman a dressé un bilan sévère de la situation nationale, évoquant un héritage économique et social fortement dégradé. Selon lui, plusieurs secteurs vitaux du pays nécessiteraient une refonte complète après des années de gestion contestée.

Le scrutin législatif de jeudi s’annonce comme une étape cruciale pour l’avenir politique de la nation. L’absence de la formation de l’ancienne Première ministre, Sheikh Hasina, désormais en exil et condamnée par la justice, a profondément modifié le paysage électoral. Le Parti nationaliste du Bangladesh apparaît en position favorable pour remporter une majorité parlementaire, selon les analyses.

Le dirigeant politique a insisté sur la sécurité comme priorité absolue d’une éventuelle prise de fonction. Il a également pointé du doigt ce qu’il qualifie de détournements massifs ayant entaché de grands projets d’infrastructure sous l’ancien régime, affirmant que les bénéfices de la croissance économique n’ont pas été équitablement répartis au sein de la population.

Fils et petit-fils de figures historiques ayant marqué le Bangladesh, Tarique Rahman revendique sa propre légitimité. Il affirme vouloir se distinguer de ses aïeux tout en honorant leur mémoire, avec l’ambition affichée de surpasser leurs réalisations. Revenu récemment au pays après une longue période à l’étranger, il a pris les rênes de son parti à la suite du décès de sa mère, l’ancienne cheffe de gouvernement Khaleda Zia.

Les défis économiques constituent le cœur des préoccupations. Une inflation persistante, un marché de l’emploi atone et un ralentissement des investissements étrangers pèsent lourdement sur l’activité. Le secteur textile, pilier de l’économie nationale, traverse lui-même une période difficile. Le candidat reconnaît la nécessité de stimuler la création d’entreprises pour absorber une jeunesse de plus en plus nombreuse à la recherche d’un travail.

Sur le plan des relations internationales, Tarique Rahman adopte une posture mesurée, notamment concernant les rapports avec le voisin indien. Il prône le maintien de relations de bon voisinage tout en affirmant placer les intérêts nationaux au premier plan. Interrogé sur l’interdiction du parti de son adversaire politique, il a réaffirmé son attachement aux principes démocratiques, tout en soulignant que toute personne reconnue coupable d’actes répréhensibles devait en répondre devant la loi.

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