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Un espoir renaît pour le kakapo, perroquet endémique de Nouvelle-Zélande

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Après quatre années sans reproduction, l’oiseau incapable de voler, au bord de l’extinction, entame une nouvelle saison de nidification. Les spécialistes nourrissent l’espoir d’une année record pour cette espèce emblématique.

Le kakapo, perroquet terrestre menacé de disparition, a entamé sa période de reproduction la semaine dernière. Cet événement marque la fin d’une interruption de quatre ans, selon les autorités en charge de la protection de la faune. Seuls deux cent trente-six spécimens de cet oiseau au plumage vert et à la morphologie robuste subsistent aujourd’hui, répartis au sein de trois colonies sur des îles isolées au large de la Nouvelle-Zélande.

Parmi cette population, quatre-vingt-trois femelles sont considérées comme aptes à se reproduire. Cette configuration laisse entrevoir la possibilité d’une saison particulièrement féconde, qui pourrait établir un record depuis le lancement des suivis scientifiques. La reprise des activités de nidification est toujours un moment attendu, mais elle revêt cette année une importance particulière en raison de la longue attente depuis le dernier épisode reproducteur en 2022.

Les équipes de conservation anticipent désormais une augmentation des accouplements dans les semaines à venir. Elles se préparent à une saison qui pourrait s’avérer la plus productive depuis trois décennies. Ces oiseaux ne se reproduisent en effet que tous les deux à quatre ans, ce qui rend chaque cycle crucial pour la survie de l’espèce.

Un plan de sauvegarde a été mis en œuvre en 1995, alors que le nombre de kakapos était tombé à cinquante et un individus. Grâce à ces efforts, la population avait atteint deux cent cinquante-deux oiseaux en 2022, avant de subir des pertes au cours des années suivantes. Le statut de l’espèce reste extrêmement précaire, ce qui exige une vigilance constante et des actions soutenues pour assurer sa pérennité.

L’objectif des responsables ne se limite pas à augmenter les effectifs. Il vise à établir des populations stables et autonomes, capables de prospérer à long terme dans leur habitat naturel. L’ambition est de permettre à terme à ces oiseaux uniques de recoloniser des portions plus vastes du territoire néo-zélandais.

Les premières éclosions sont attendues pour la mi-février, ouvrant une période décisive pour l’avenir de ce perroquet nocturne, symbole des défis et des espoirs de la conservation animale.

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