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Trump rebaptise le Pentagone en « ministère de la Guerre » pour afficher sa fermeté

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Le président américain a officialisé par décret ce changement sémantique, présenté comme un signal fort adressé aux adversaires des États-Unis. Une décision symbolique qui s’inscrit dans une stratégie plus large de valorisation de la puissance militaire.

Donald Trump a signé ce vendredi un décret présidentiel modifiant la dénomination officielle du département de la Défense, qui devient le « ministère de la Guerre ». Cette mesure, annoncée en présence du secrétaire à la Défense Pete Hegseth dans le Bureau ovale, vise selon l’exécutif à incarner une posture stratégique plus offensive. Le président a justifié ce choix en estimant que le terme « défense » reflétait une approche trop passive, incompatible avec sa vision de la puissance américaine.

L’administration avance que cette modification lexicale permettra de restaurer une « éthique guerrière » au sein des forces armées. Bien que formellement considérée comme une appellation complémentaire pour le moment, la décision a été mise en œuvre avec célérité. Dès la signature du décret, les inscriptions au Pentagone ont été modifiées et le site internet de l’institution a été actualisé. Pete Hegseth lui-même a adopté sans délai son nouveau titre sur les réseaux sociaux.

Cette initiative s’inscrit dans une série de mesures prises par Donald Trump depuis le début de son second mandat, marqué par un usage intensif des décrets exécutifs et une centralisation accrue du pouvoir. Le président a déjà recouru à deux cents décrets depuis janvier, affirmant à plusieurs reprises son intention de contourner les lenteurs législatives lorsqu’il le juge nécessaire. Il a néanmoins indiqué que le Congrès serait saisi de ce changement, tout en laissant planer le doute sur l’obligation d’une validation parlementaire.

La volonté de rompre avec ce qu’il qualifie de « politiquement correct » guide visiblement cette démarche. Le ministre Hegseth a d’ailleurs défendu une doctrine de « létalité maximale » pour les forces armées, rejetant toute forme de modération dans les capacités opérationnelles. Cette orientation s’accompagne d’un remaniement des hauts gradés, désormais choisis pour leur alignement idéologique et leur loyauté affichée envers l’exécutif.

Si la Maison Blanche y voit un moyen de renforcer son image sur la scène internationale, les détracteurs du président dénoncent une dérive autoritaire et une instrumentalisation croissante de l’appareil militaire à des fins de communication politique. Les démocrates pointent régulièrement les risques d’une militarisation excessive de la diplomatie et de l’action gouvernementale.

Le retour à une terminologie en vigueur jusqu’en 1947 s’accompagne par ailleurs de considérations pratiques, notamment budgétaires. Un responsable du département a reconnu que le coût complet de cette opération — potentiellement élevé en raison des modifications matérielles et administratives — restait encore à préciser.

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