Monde
Trois vies emportées dans l’incendie du conseil municipal de Makassar
La colère populaire, née de la mort d’un chauffeur de taxi-moto percuté par un véhicule policier, a conduit à des manifestations d’une rare violence dans plusieurs villes indonésiennes, confrontant le gouvernement à l’une de ses plus graves crises sociales.
Un drame s’est joué dans la nuit de vendredi à Makassar, principale agglomération de la province des Célèbes du Sud. Des manifestants ont incendié le bâtiment abritant le conseil provincial et municipal, provoquant la mort de trois personnes piégées par les flammes. Parmi les victimes figuraient deux employés de l’administration locale et un fonctionnaire. Plusieurs autres personnes ont dû être hospitalisées à la suite de cet épisode tragique.
Les événements se sont enchaînés avec une rapidité déconcertante. Des centaines de protestataires ont investi les abords de l’édifice officiel, lançant des projectiles et des cocktails Molotov en direction des forces de l’ordre. Rapidement, le feu s’est propagé à l’intérieur des locaux, tandis que des témoins alertaient sur la présence de personnes encore à l’étage. Les images diffusées par les médias locaux montraient une foule en effervescence, scandant des slogans révolutionnaires et assistant, impuissante ou complice, à l’embrasement généralisé.
Ces violences s’inscrivent dans un mouvement de protestation national déclenché par le décès d’un chauffeur de taxi-moto, percuté mortellement par un véhicule de police. Une vidéo amateur, devenue virale, a attisé l’indignation et mobilisé des milliers de personnes à travers le pays. À Jakarta, Surabaya ou encore Medan, les heurts entre manifestants et forces de l’ordre se sont multipliés, obligeant la police à recourir à des tirs de gaz lacrymogène pour contenir la foule.
Le président Prabowo Subianto s’est rendu au domicile de la victime pour présenter ses condoléances et a promis une enquête transparente sur les circonstances du drame. Sept policiers ont été interpellés dans le cadre de l’enquête. Mais au-delà de ce fait divers dramatique, c’est un profond malaise social qui se fait jour. Les manifestants dénoncent également des conditions de vie précaires, des inégalités croissantes et des privilèges perçus comme excessifs accordés aux élus.
La colère semble d’autant plus vive que le gouvernement actuel, arrivé au pouvoir en octobre dernier, ambitionnait d’élever l’Indonésie au rang des puissances mondiales. Or, certaines de ses décisions économiques, notamment des coupes budgétaires massives au profit de programmes sociaux ciblés, ont été vivement critiquées. La situation reste extrêmement tendue dans plusieurs métropoles, où le moindre incident pourrait faire basculer l’ordre public.
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