Nous rejoindre sur les réseaux

Société

Trois élus contraints à l’abandon de leur mandat pour manquements financiers

Article

le

Le Conseil constitutionnel a prononcé l’inéligibilité de trois parlementaires en raison d’irrégularités dans leurs comptes de campagne, entraînant leur démission automatique.

Le verdict est tombé sans appel. Trois députés, issus de formations politiques distinctes, ont été déclarés inéligibles pour une durée d’un an en raison de manquements graves dans la gestion de leurs dépenses électorales. Les élus concernés, Jean Laussucq (Ensemble pour la République), Brigitte Barèges (Union des droites) et Stéphane Vojetta (également EPR), ont immédiatement perdu leur siège à l’Assemblée nationale.

Jean Laussucq, représentant de Paris, a été sanctionné pour avoir financé une partie de sa campagne sur ses fonds personnels et accepté des paiements directs par des tiers. Les sommes en cause, évaluées à 7 030 euros, représentaient plus de 20 % du total de ses dépenses déclarées. Brigitte Barèges, maire de Montauban et députée du Tarn-et-Garonne, a quant à elle été reconnue coupable d’avoir imputé à sa collectivité les salaires de collaborateurs engagés pour sa campagne.

Stéphane Vojetta, élu des Français de l’étranger, a vu son élection invalidée en raison de frais de transport jugés irréguliers. Les trois intéressés ont vivement contesté ces décisions, dénonçant des motivations politiques. L’élu de l’UDR a notamment évoqué une manœuvre destinée à l’écarter des municipales de 2026.

Ces invalidations réduisent à quinze le nombre de députés du groupe UDR, seuil minimal pour maintenir son existence. Des élections législatives partielles seront organisées dans les circonscriptions concernées, après deux autres scrutins similaires récemment imposés dans le Jura et en Saône-et-Loire.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus