Monde
Silwan sous les poussières, le quotidien des Palestiniens face aux démolitions
À Jérusalem-Est, l’effondrement d’un immeuble d’habitation illustre une politique d’urbanisme qui, selon les organisations de défense des droits, vise à réduire la présence palestinienne dans la ville.
Dans le quartier de Silwan, à Jérusalem-Est, l’intervention d’engins de chantier israéliens a réduit en gravats un bâtiment de quatre étages, sous le regard d’habitants contraints de quitter les lieux dans l’urgence. Cette opération, présentée par les autorités municipales comme l’exécution d’un ordre judiciaire concernant une construction sans permis, est décrite par des observateurs locaux comme la plus importante démolition de l’année en cours. Près d’une centaine de personnes, parmi lesquelles des enfants et des personnes âgées, occupaient les logements.
Les résidents évoquent une expulsion menée au petit matin, sans délai pour récupérer leurs biens. Les forces israéliennes, déployées sur place, ont selon eux ordonné aux familles de n’emporter que des documents, laissant sur place l’essentiel de leurs effets personnels. Un habitant, père de cinq enfants, relate avoir été réveillé par des officiers pénétrant dans son appartement, une scène qu’il qualifie de désastre familial.
La municipalité de Jérusalem justifie cette action par le non-respect de la réglementation urbaine, précisant que le terrain est destiné à un usage récréatif et non résidentiel. Elle affirme que plusieurs reports et solutions alternatives avaient été proposés par le passé. En revanche, des organisations israéliennes spécialisées dans l’aménagement du territoire dénoncent une stratégie systématique visant, par la désignation de zones vertes ou de parcs nationaux, à empêcher le développement résidentiel palestinien et à favoriser le changement démographique dans cette partie de la ville.
Le contexte local reste marqué par des tensions persistantes, accrues depuis les événements du 7 octobre et le conflit à Gaza. L’Autorité palestinienne a condamné ce qu’elle présente comme une politique de déplacements forcés destinée à altérer le caractère de Jérusalem. Israël, qui considère Jérusalem-Est comme partie indivisible de sa capitale, poursuit par ailleurs l’expansion de colonies en Cisjordanie, une pratique jugée illégale par le droit international.
À Silwan, où plusieurs centaines de colons israéliens vivent au sein d’une population majoritairement palestinienne, le contraste est saisissant entre les habitations surmontées de drapeaux et protégées par des dispositifs de sécurité, et les immeubles menacés de destruction. Pour les résidents palestiniens, obtenir un permis de construire relève souvent de l’impossible, les contraignant à bâtir sans autorisation et à vivre sous la menace permanente de l’expulsion. Un architecte engagé dans la défense du droit au logement souligne que les démolitions servent ainsi d’instrument de contrôle territorial, privant les populations de leur ancrage dans leur propre ville.
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