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Sercq, l’île sans impôts où le temps a suspendu son vol

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Au large des côtes normandes, ce territoire britannique préserve un mode de vie hors du commun, sans véhicules motorisés ni fiscalité, où la communauté vit au rythme des marées et des saisons.

Perdue dans les eaux de la Manche, Sercq se distingue par son organisation sociale et son cadre de vie singuliers. Cette dépendance de la Couronne britannique, d’une superficie modeste, se caractérise par l’absence totale de routes goudronnées et de circulation automobile. Les déplacements s’y effectuent au moyen de tracteurs, de bicyclettes ou d’attelages traditionnels, contribuant à une atmosphère paisible et préservée.

Les quelques centaines d’habitants résidant à l’année vivent sans éclairage public et voient leur quotidien rythmé par la liaison maritime avec Guernesey, qui assure le ravitaillement et le courrier. Les infrastructures médicales restent limitées, les urgences nécessitant une évacuation par hélicoptère.

L’île a longtemps conservé un système féodal unique en Europe, avec un seigneur nommé à vie, jusqu’à l’adoption d’une assemblée élue en 2008. Sur le plan juridique, Sercq bénéficie d’un régime fiscal particulier, sans impôt sur le revenu, sur les successions ou sur les plus-values, attirant parfois des profils recherchant une certaine indépendance administrative.

La vie communautaire, intense et soudée, s’organise autour de productions locales, d’échanges et de relations de proximité. L’hiver, les résidents se retrouvent dans l’un des deux pubs de l’île, tandis que l’été attire des visiteurs curieux de découvrir ce havre préservé.

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