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Économie

Reprise des exportations bovines françaises après une suspension sanitaire

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Le gouvernement autorise à nouveau les ventes de jeunes bovins à l’étranger tout en maintenant des mesures de contrôle renforcées, malgré la progression persistante de la dermatose nodulaire dans certaines régions.

Le ministère de l’Agriculture a annoncé la levée de l’interdiction d’exporter des bovins après quinze jours de suspension. Cette décision intervient dans un contexte où la dermatose nodulaire contagieuse continue de se propager dans les Pyrénées-Orientales et le Jura. Les autorités sanitaires justifient cette reprise par la nécessité de préserver les équilibres économiques de la filière bovine nationale.

Initialement, la mesure d’arrêt des exportations avait provoqué de vives réactions au sein de la profession agricole, notamment de la part du principal syndicat du secteur. Les éleveurs redoutaient des conséquences négatives sur les prix et pointaient du doigt les surcoûts engendrés par le stockage des animaux destinés à l’étranger. La France exporte traditionnellement chaque semaine des dizaines de milliers de jeunes bovins vers l’Italie et l’Espagne, pour un chiffre d’affaires annuel dépassant le milliard d’euros.

La reprise des échanges, effective depuis le 1er novembre, s’accompagne de strictes conditions sanitaires. Seules les zones indemnes de la maladie sont concernées, tandis que les territoires réglementés autour des foyers infectieux restent exclus du dispositif. Les centres de rassemblement d’animaux feront l’objet de contrôles renforcés jusqu’à mi-novembre afin de garantir une parfaite traçabilité des mouvements de bétail.

La stratégie gouvernementale, qui inclut l’abattage systématique des troupeaux touchés, demeure contestée par certaines organisations agricoles. Depuis l’apparition de la maladie sur le territoire national, plus de 2 600 animaux ont été euthanasiés dans 63 élevages concernés. Si les autorités se félicitent de l’absence de nouveaux foyers hors zones réglementées, l’épizootie montre une nette accélération avec quinze nouveaux cas identifiés ces trois dernières semaines.

Les professionnels de l’élevage saluent globalement la reprise des exportations tout en appelant à une clarification rapide des conditions d’échange avec les pays voisins. La situation demeure particulièrement tendue sur le marché, où la rareté des animaux maintenait déjà les prix à un niveau élevé avant la crise sanitaire.

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